L’industrie musicale est un univers impitoyable, et les femmes qui osent s’y aventurer doivent souvent faire face à des obstacles que leurs homologues masculins n’imagineraient même pas. Le témoignage de Yemi Alade en est une preuve criante.
Comment une artiste aussi talentueuse, suivie par des millions de fans et cumulant des records de vues sur les plateformes, peut-elle être systématiquement mise à l’écart lors des grandes cérémonies de récompenses ? Son seul « tort » semble être d’avoir refusé de se soumettre à des avances indécentes.
Ce que dénonce Yemi Alade, c’est une réalité que beaucoup d’autres artistes féminines vivent en silence. Pour certaines, la route du succès est pavée d’exigences immorales : accepter de « fréquenter » les bonnes personnes pour décrocher des opportunités. Il est révoltant de constater que le talent et le travail acharné ne suffisent pas à s’imposer, et que des décisions basées sur l’intégrité peuvent coûter une carrière. Combien d’artistes féminines ont été écartées simplement parce qu’elles ont refusé de se conformer à ces pratiques ?
Le plus frustrant, c’est l’indifférence du public et des médias. Malgré ses succès impressionnants, Yemi Alade est rarement citée parmi les plus grandes artistes féminines du Nigeria. Sur Twitter, dans les débats sur la musique africaine, son nom est souvent oublié ou relégué au second plan. Pourquoi ? Parce qu’elle ne fait pas partie de ce cercle restreint où les récompenses et la reconnaissance se distribuent selon des critères bien éloignés du mérite.
Il est temps de dénoncer cette injustice et de soutenir ces femmes qui, comme Yemi Alade, choisissent de préserver leur dignité plutôt que de céder à des pratiques immorales. Leur talent, leur travail et leur engagement doivent être célébrés à leur juste valeur. Les fans ont un rôle crucial à jouer : mettre en lumière ces artistes, exiger plus d’équité dans l’industrie et refuser de cautionner un système qui punit celles qui osent dire non.
Le succès ne devrait jamais être conditionné par des compromis inacceptables. Tant que des femmes continueront d’être pénalisées pour leur intégrité, il restera du chemin à parcourir pour une industrie plus juste et respectueuse. L’histoire de Yemi Alade ne doit pas être qu’un témoignage de plus, mais un appel au changement.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Louise Danfa.
Mis en ligne : 15/03/2025
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