Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Le budget du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines pour l’année 2026 s’élève à 130 097 966 646 FCFA, une diminution de 9,31 % par rapport à l’exercice précédent, comme l’a souligné le ministre des Finances, Cheikh Diba. Ce budget, bien que significatif, semble en décalage avec les véritables besoins des populations, en particulier en matière d’accès à une énergie durable et abordable. Les priorités affichées par le ministre Birame Soulèye Diop lors de la présentation au parlement soulèvent des questions quant à leur pertinence face aux défis énergétiques actuels.
Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a pour mission de garantir un accès équitable à l’énergie pour tous les Sénégalais. Dans ce contexte, le budget alloué est censé refléter les besoins croissants en matière d’énergie, notamment dans un pays où l’accès à l’électricité reste un enjeu majeur. Malgré les efforts pour développer des chaînes de valeur durables et renforcer la transparence dans la gouvernance du secteur, les chiffres indiquent que des projets cruciaux, tels que le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal (PADAES), ont été transférés à la SENELEC, réduisant ainsi les crédits budgétaires disponibles pour de nouvelles initiatives.
L’analyse des priorités du ministère révèle une déconnexion préoccupante entre les annonces officielles et la réalité des besoins des citoyens. Le ministre Diop a mis en avant cinq programmes destinés à améliorer l’accès à une énergie durable, mais la baisse significative du budget soulève des doutes quant à la capacité de mise en œuvre de ces initiatives. Par exemple, la réduction des crédits alloués pourrait entraver les efforts pour rendre l’énergie plus accessible, alors que de nombreux Sénégalais continuent de souffrir d’un accès limité à l’électricité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la diminution de 9,31 % du budget, principalement due à la fin de projets financés par des ressources extérieures, met en lumière un problème structurel. En outre, la décision de rétroceder le PADAES à la SENELEC, considéré désormais comme une opération de trésorerie, illustre un manque de vision à long terme dans la gestion des ressources énergétiques. Cela pourrait signifier que des projets essentiels pour l’amélioration de l’accès à l’électricité sont désormais relégués au second plan, alors même que la demande d’énergie continue d’augmenter dans le pays.
Les priorités du ministère, telles qu’énoncées par le ministre Diop, semblent en décalage avec les attentes et les besoins réels des populations. Alors que l’accessibilité à une énergie à moindre coût est mise en avant comme une priorité, les mesures concrètes pour y parvenir restent floues. Les difficultés d’accès à l’électricité, qui touchent encore une partie significative de la population, ne semblent pas être suffisamment prises en compte dans la planification budgétaire. Ainsi, les discours sur le développement durable et la transparence ne compensent pas le manque d’actions tangibles pour répondre aux besoins immédiats des citoyens.
Pour mieux comprendre cette situation, il est pertinent de considérer des données supplémentaires. Selon des études récentes, près de 30 % des ménages sénégalais n’ont toujours pas accès à l’électricité, un chiffre qui souligne l’urgence d’une réponse efficace de la part du gouvernement. De plus, les investissements dans le secteur de l’énergie doivent être augmentés pour répondre aux objectifs de développement durable, qui incluent l’accès universel à une énergie abordable, fiable et moderne d’ici 2030.
En somme, le budget du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines pour 2026, bien qu’ambitieux sur le papier, semble insuffisant pour répondre aux véritables besoins des populations. La déconnexion entre les priorités affichées et les défis réels auxquels sont confrontés les Sénégalais soulève des inquiétudes quant à l’avenir énergétique du pays. Le manque de ressources et de projets concrets pour améliorer l’accès à l’électricité pourrait compromettre les efforts vers un développement durable et inclusif.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Harona Diouf.
Mis en ligne : 31/12/2025
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





