Tahirou Sarr et la tentation du statu quo : Un risque pour le pays - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Politique | Par Emmanuel | Publié le 02/01/2026 12:01:00

Tahirou Sarr et la tentation du statu quo : Un risque pour le pays

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Le climat politique au Sénégal s’assombrit, et les tensions entre le Président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ne font qu’aggraver la situation. Dans ce contexte, une proposition a émergé : celle de reporter les élections locales de 2027. Mais cette idée, loin d’être une solution, témoigne d’un mépris flagrant pour les principes démocratiques. Qu’est-ce qui justifie une telle suggestion dans un pays où la voix des citoyens devrait primer ?

La démocratie sénégalaise est en jeu. Après quatre élections en quatre ans, les Sénégalais sont épuisés, tant sur le plan financier que moral. La promesse d’une gouvernance stable et transparente semble s’évanouir face aux manœuvres politiciennes. Les appels à retarder les élections ne sont pas seulement une question de calendrier ; ils soulèvent des inquiétudes profondes sur la volonté des dirigeants de respecter les choix du peuple. Le pays a besoin de clarté, pas d’un nouveau stratagème pour prolonger le statu quo.

r cette proposition de report, c’est comprendre la dynamique de pouvoir en cours. D’un côté, on a un Président qui semble plus préoccupé par sa survie politique que par le bien-être de ses concitoyens. De l’autre, un Premier ministre dont la popularité est en chute libre. Dans cette lutte de pouvoir, les élections deviennent un enjeu secondaire, une simple formalité à contourner. Le député Tahirou Sarr, en évoquant la nécessité de stabiliser le pays, semble ignorer que retarder les élections ne fera qu’envenimer la situation. Les Sénégalais ont besoin de leaders qui les écoutent, pas de politiciens qui cherchent à se maintenir en place à tout prix.

Le report des élections représente un affront à la démocratie. En effet, chaque élection est une occasion pour le peuple de s’exprimer et de choisir ses représentants. Retarder ce processus, c’est priver les citoyens de leur droit fondamental et alimenter un sentiment de désillusion. De plus, la proposition de Sarr repose sur une analyse erronée des besoins du pays. Au lieu de concentrer les efforts sur la stabilisation, pourquoi ne pas s’attaquer aux véritables problèmes qui rongent la nation, tels que la pauvreté et le chômage ? Les milliards dépensés lors des précédentes élections auraient pu être investis dans des projets concrets, apportant un réel changement dans la vie des Sénégalais.

L’appel à reporter les élections est, sans l’ombre d’un doute, un manque de respect pour la démocratie sénégalaise. Un tel choix ne peut être justifié que par une volonté de maintenir le pouvoir à tout prix, au détriment des citoyens. Les dirigeants doivent comprendre que la démocratie ne se limite pas à des élections ; elle implique également la responsabilité de respecter les choix des électeurs. En proposant un report, ces politiciens montrent qu’ils privilégient leurs intérêts personnels à ceux du peuple. Un pays qui aspire à la démocratie ne peut se permettre de faire passer ses dirigeants avant la voix de son peuple.

Des études montrent que la frustration des électeurs face à des élections incessantes peut mener à une désaffection généralisée. Selon des experts, cette situation pourrait engendrer une crise de confiance envers les institutions, ce qui serait catastrophique pour la stabilité du pays. Les Sénégalais, déjà éprouvés par des années de promesses non tenues, n’ont pas besoin d’une nouvelle excuse pour retarder leur droit à l’expression. Au contraire, ils ont besoin d’une gouvernance qui les respecte et qui agit dans leur intérêt.

Le débat autour du report des élections révèle bien plus qu’une simple question de calendrier. Il met en lumière le mépris des dirigeants pour la démocratie et les droits des citoyens. Les Sénégalais méritent mieux que des manœuvres politiciennes qui sapent leur confiance dans le système. À l’heure où le pays a besoin de stabilité et de clarté, il est impératif que les dirigeants prennent conscience de la gravité de leurs propositions. Les élections ne doivent pas être un outil de manipulation, mais un véritable reflet de la volonté du peuple.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Tapha Ndiaye.
Mis en ligne : 02/01/202
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