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Le Conseil national de la consommation a récemment annoncé une baisse du prix du riz brisé importé, un produit de base essentiel pour de nombreux ménages au Sénégal. Cette décision, qui réduit le prix à 300 FCFA le kilogramme, doit entrer en vigueur au début de l’année 2026, sous réserve de l’approbation du Chef de l’État. Toutefois, cette mesure soulève des interrogations quant à l’absence de solutions concrètes pour stabiliser les prix d’autres denrées alimentaires, ce qui reste une préoccupation majeure pour les consommateurs.
Le riz brisé est un aliment fondamental dans l’alimentation sénégalaise, représentant une part significative des dépenses alimentaires des ménages. En réponse à l’inflation croissante, le gouvernement a initié des discussions avec divers acteurs du secteur, y compris des importateurs et des associations de consommateurs, pour trouver des solutions visant à améliorer le pouvoir d’achat. Malgré cette initiative, les prix d’autres denrées essentielles, telles que le mil, le maïs et les légumes, continuent d’augmenter, accentuant les difficultés économiques des populations.
L’annonce de la baisse du prix du riz brisé est une mesure positive, mais elle ne doit pas occulter la nécessité de contrôler les prix d’autres produits alimentaires. Les hausses de prix observées dans le secteur alimentaire sont souvent liées à des facteurs tels que la spéculation, les coûts de transport et les fluctuations du marché international. Par exemple, le prix du mil a augmenté de 20 % au cours des six derniers mois, tandis que celui des légumes a connu une hausse similaire, rendant l’accès à une alimentation saine de plus en plus difficile pour de nombreux Sénégalais.
La décision de réduire le prix du riz brisé peut être perçue comme un geste symbolique pour apaiser les consommateurs, mais elle ne constitue pas une solution durable. Les acteurs économiques, bien que salués pour leur collaboration, doivent être encouragés à s’engager dans des mesures qui garantissent la stabilité des prix sur l’ensemble des denrées alimentaires. En comparaison, d’autres pays de la région, comme le Ghana, ont mis en place des mécanismes de contrôle des prix qui ont permis de mieux réguler les fluctuations du marché et de protéger les consommateurs.
L’absence de mesures concrètes pour contrôler les prix d’autres denrées alimentaires reste préoccupante, car elle peut entraîner une aggravation des conditions de vie des ménages. Les ménages vulnérables, en particulier, sont souvent les plus touchés par les hausses de prix. Les autorités doivent donc envisager des stratégies globales qui incluent la régulation des prix, l’amélioration de la production locale et la réduction des coûts de transport. Des initiatives telles que la création de réserves alimentaires ou la promotion de l’agriculture locale pourraient également contribuer à stabiliser les prix.
Des études récentes montrent que l’inflation alimentaire au Sénégal a atteint des niveaux alarmants, avec une augmentation de 15 % des prix des denrées de base au cours de l’année passée. Les ménages doivent désormais consacrer une part de plus en plus importante de leur budget à l’alimentation, ce qui limite leur capacité à investir dans d’autres domaines essentiels tels que l’éducation et la santé. Les chiffres indiquent que près de 40 % des Sénégalais vivent en dessous du seuil de pauvreté, exacerbant les défis liés à l’accès à une alimentation adéquate.
Bien que la baisse du prix du riz brisé soit une avancée notable, elle ne doit pas masquer les enjeux plus larges liés à la hausse des prix des autres denrées alimentaires. La nécessité d’une approche coordonnée et globale pour la régulation des prix est plus pressante que jamais. Les autorités doivent agir rapidement pour mettre en place des mesures efficaces afin de protéger les consommateurs et garantir un accès équitable à une alimentation saine et abordable.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Cheikh D.
Mis en ligne : 04/01/2026
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