Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
La remise de véhicules aux députés a commencé, selon l’alerte lancée par le député Thierno Alassane Sall, qui signale « la remise de véhicules aux députés a démarré, avec un premier lot ». L’élu met en cause le silence entourant l’opération et demande des réponses sur le prix, le fournisseur et la procédure d’achat. Ces interrogations portent sur l’accès à l’information concernant l’utilisation des deniers publics et suscitent des inquiétudes chez des contribuables attentifs à la gestion des ressources publiques.
La distribution de voitures aux parlementaires intervient dans un contexte où la demande de transparence sur les dépenses publiques se renforce. Les règles générales de passation des marchés publics exigent des procédures documentées, des appels d’offres ou des consultations, et des publications permettant le contrôle citoyen et institutionnel. L’absence d’informations publiques sur les modalités d’achat alimente des doutes parce que l’acquisition de véhicules par des institutions représente une dépense significative du budget de l’État. Par ailleurs, le souvenir d’un journaliste emprisonné après avoir publié le nom d’un fournisseur présumé est évoqué comme antécédent révélateur des tensions entre information et responsabilités publiques.
La concentration des faits disponibles éclaire plusieurs points factuels. D’abord, la livraison d’un premier lot de véhicules constitue une dépense matérielle dont la nature et le montant restent non précisés publiquement. Ensuite, le silence du président de l’Assemblée nationale sur ce dossier correspond à une absence d’explication officielle qui empêche la vérification des procédures de marché. Enfin, la demande explicite de connaître le prix, le fournisseur et la procédure relève du droit d’accès à l’information sur l’utilisation des fonds publics. Ces éléments montrent un déficit d’information documentée plutôt qu’un constat juridique sur la légalité de l’opération.
La sélection des faits met en lumière des conséquences concrètes. Lorsque des dépenses importantes ne sont pas accompagnées de documents publics, le contrôle démocratique devient difficile et la confiance citoyenne se fragilise. Les contribuables peuvent percevoir une inégalité entre les avantages accordés aux élus et les besoins non couverts dans les services publics, par exemple dans les domaines de la santé ou de l’éducation où les demandes de financement sont régulièrement exprimées par les syndicats et les professionnels. La détention d’un journaliste pour avoir cité un fournisseur présumé crée en outre un précédent qui peut dissuader la transparence et la vérification indépendante.
L’opération apparaît coûteuse à première vue et illustre une érosion possible de la confiance citoyenne si les questions soulevées restent sans réponse. Les faits montrent que, d’un côté, des privilèges matériels sont attribués à des représentants et, de l’autre, des services publics continuent de réclamer des moyens. Comparer l’achat de véhicules à des investissements non réalisés dans des centres de santé ou des écoles apporte un éclairage sur la perception publique : les priorités budgétaires sont évaluées par les citoyens au regard de leurs besoins essentiels. Un autre parallèle peut être fait avec les pratiques de transparence dans d’autres institutions où la publication des marchés rassure et facilite le contrôle.
Des exemples internationaux montrent que la publication systématique des marchés publics réduit les soupçons et améliore la confiance des citoyens, tandis que le secret alimente les interrogations. Les mécanismes de contrôle incluent la publication des appels d’offres, l’audit indépendant et l’accès facilité aux documents budgétaires. Les acteurs institutionnels disposent d’outils pour rendre compte des achats et des coûts ; l’absence de leur utilisation dans ce cas précis constitue un vide documenté, susceptible d’être comblé par des réponses factuelles sur les montants, le fournisseur et la procédure adoptée.
Les éléments factuels rassemblés soulignent un déficit d’information autour de la remise des véhicules aux députés et des demandes concrètes formulées par Thierno Alassane Sall. Le manque de communication officielle empêche le contrôle des procédures d’achat et nourrit la perception d’inégalités entre avantages accordés aux élus et besoins non satisfaits des services publics. Ces faits posent une question institutionnelle : fournir des données vérifiables sur le coût, l’origine et la procédure permettrait d’éclairer le débat public et d’atténuer les préoccupations documentées des contribuables.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Penda Ba.
Mis en ligne : 20/01/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





