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Je suis une jeune femme de 22 ans, mariée depuis un an, et je garde la sensation d’avoir choisi un chemin pavé de désillusions. Avant le mariage, notre relation était passionnée, puis j’ai découvert son infidélité. Une semaine avant le mariage, le frère de la femme avec qui il me trompait m’a montré des vidéos et des messages. J’étais écrasée, j’ai quand même accepté de me marier, mais sans joie.
Après le mariage, la vie commune n’a pas réparé les blessures. Mon mari rentrait ivre et très tard, il me laissait sans nourriture et sans soutien, et j’ai supporté en silence. Quand je suis tombée enceinte, son comportement s’est aggravé. Nous manquions souvent d’argent, nous ne mangions que quand sa mère ou la mienne envoyait quelque chose. Un jour, avant d’aller travailler, il m’a enfermée à clé; j’ai voulu partir mais je n’ai pas réussi. Le soir, il est revenu ivre, nous en sommes venus aux mains. Il m’étranglait, j’ai réagi et je lui ai lancé la boîte d’un parfum. Il saignait. Sa famille est arrivée le matin, ils m’ont accusée d’avoir blessé mon mari avec un pilon et ils m’ont presque chassée. Je suis retournée chez mes parents, puis nous avons tenté de continuer.
La relation a alterné entre répit et rechute. J’ai cherché des solutions: j’ai trouvé un travail pour lui dans une autre ville avec l’aide de mon oncle, et je suis restée chez mes parents pendant la grossesse. Depuis la naissance de notre bébé, âgé de trois mois, aucun membre de sa famille n’est venu voir l’enfant. Sa mère m’a traitée d’assassin et son père a dit que ni moi ni l’enfant n’appartenions à leur famille, comme si la porte leur était définitivement fermée. Leur rejet me pèse autant que la violence passée.
J’ai envie que notre enfant grandisse dans un foyer stable, et je souhaite reconstruire une vie de famille pour son épanouissement. En même temps, rester au sein de ma famille m’apporte la paix et la sécurité indispensables pour élever mon bébé. J’ai peur de replonger dans une relation toxique, avec le risque que la violence recommence et que l’enfant en pâtisse. Je veux protéger mon enfant et moi-même, sans nier le souhait d’un possible pardon ou d’une réconciliation si les choses changent réellement.
Je me demande comment concilier désir de famille et besoin de sécurité. Revenir vivre avec mon mari impliquerait des changements concrets de sa part: respect, sobriété, implication financière et affective, et un accueil différent de sa famille. Je sais que la route serait longue et semée d’épreuves. Rester chez mes parents signifie plus de sérénité à court terme, mais aussi la douleur de la séparation entre l’enfant et son père si nous ne négocions aucun cadre pour les visites et la responsabilité parentale.
Je garde en tête la priorité: la sécurité physique et émotionnelle de mon bébé. Je dois mesurer les signes de changement chez mon mari avant de décider. Les paroles seules ne suffisent; je dois attendre des actes clairs, une prise en charge de ses comportements et un engagement concret de sa famille, sinon le risque est trop grand pour l’enfant.
Je veux reconstruire sans sacrifier la sécurité de mon bébé ni ma dignité. Pour l’instant, la paix que j’ai trouvée chez mes parents me permet de respirer et d’apprendre à être mère. Si un retour est envisagé, il faudra des preuves de changement, des limites posées et un vrai accompagnement. Entre espoir et prudence, je choisis d’abord la protection de mon enfant et la préservation de ma santé mentale, en gardant la porte ouverte seulement si les conditions deviennent sûres et durables.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 25/01/2026
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