La Senelec a publié un communiqué le 20 avril 2026 pour signaler une recrudescence d’actes de vandalisme visant des postes électriques à travers le Sénégal.
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Suite de l’article : La société nationale indique que des « dégradations ciblées d’équipements et d’extraction de matériaux » ont provoqué des coupures et mis en danger la fourniture d’énergie et la sécurité des populations. Les numéros verts cités sont 800 00 14 14 et 800 00 00 00.
La Senelec avertit que ces sabotages touchent surtout des postes situés en zones excentrées ou en développement, et rappelle les risques d’électrocution, d’incendie et d’explosion liés à toute manipulation non autorisée. Le communiqué précise que des mesures de surveillance et de sécurisation sont en cours de déploiement et appelle au signalement d’activités suspectes par les riverains.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte où les infrastructures électriques restent largement exposées faute de politique préventive et technique visible. L’information officielle mentionne des coupures affectant des centres de santé, des activités économiques locales et des ménages, sans préciser cependant de plan structuré de prévention à moyen terme.
La situation mérite un examen factuel des causes et des réponses. Plusieurs éléments techniques sont invoqués par la Senelec: postes implantés en zones difficiles d’accès, extraction de pièces metalliques, et vandalisme ciblé. Les conséquences documentées vont au-delà des coûts matériels immédiats: interruptions de services essentiels, risques pour le personnel soignant et les patients, et fragilisation d’équipements coûteux. La mise en danger des populations est attestée par le rappel des risques électriques graves dans le communiqué.
Les faits laissent apparaître des faiblesses dans la stratégie de prévention. La société évoque un renforcement de la surveillance et du contrôle, mais le recours quasi exclusif à des mesures réactives renvoie à une dépendance au dépannage ponctuel. Sans plan de sécurisation technique détaillé publié, il reste difficile d’évaluer l’efficacité des actions annoncées. La répétition des incidents dans des zones en développement suggère que la sécurisation physique des sites, la protection des composants sensibles et la maintenance préventive ne bénéficient pas d’un calendrier publicisé et d’un financement dédié.
Des comparaisons éclairent cette analyse. Dans des systèmes comparables, la combinaison de clôtures électrifiées, de vidéosurveillance alimentée en continu et d’un inventaire télégéré des composants a permis de réduire les vols et les dégradations. À défaut de telles mesures documentées, la Senelec semble privilégier la détection après l’événement plutôt que la prévention technique. Autre comparaison: la protection d’infrastructures hydrauliques ou routières repose souvent sur des partenariats locaux et des dispositifs de surveillance intégrés; l’électricité requiert des solutions équivalentes adaptées aux risques d’électrocution.
Les informations disponibles font apparaître aussi un manque de transparence chiffrée. Le communiqué ne livre pas de données sur le nombre de postes affectés, le coût des dégâts, ni l’évolution mensuelle des incidents. Sans ces éléments, le contrôle public et l’évaluation indépendante des mesures annoncées restent limités. La communication se concentre sur l’appel au civisme des riverains et la mise en garde des risques, mesures utiles mais insuffisantes si elles ne s’accompagnent pas d’une politique technique claire.
En synthèse, les faits communiqués montrent une situation à risque, aggravée par l’absence d’un plan préventif détaillé accessible au public. Les mesures ponctuelles de surveillance sont nécessaires, mais elles prennent la forme d’un rattrapage plutôt que d’une stratégie durable de protection des infrastructures. Les autorités et la direction de l’entreprise disposent d’éléments concrets pour définir des priorités techniques et budgétaires; la transparence sur ces choix permettra d’apprécier si les promesses de sécurisation se traduisent en actions mesurables et en réduction réelle des dangers.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Khadim B.
Mis en ligne : 01/05/2026
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