« Il devait être mon niaareel » : Le scandale qui secoue les Parcelles Assainies - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Emmanuel | Publié le 31/05/2026 06:05:00

 « Il devait être mon niaareel » : Le scandale qui secoue les Parcelles Assainies

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles Assainies a interpellé Makha Niang, 27 ans, domicilié à Yoff, et Mame Faye Diouf, 44 ans, domicilié aux Parcelles Assainies Unité 13, lors d’une opération de surveillance autour du centre aéré de la BCEAO.

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Les deux personnes sont visées pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH; un examen à l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh a révélé la séropositivité de Makha Niang. Un troisième homme, Mor Ndaw, 39 ans, a également été interpellé. J’observe que ces faits concernent non seulement des infractions présumées mais aussi des procédures policières et médicales menées en plein jour.

L’opération a été déclenchée après une information anonyme faisant état d’un individu séropositif proposant des relations tarifées, selon les éléments relatés par les forces de l’ordre. Les montants annoncés des prestations allaient de 3 000 à 20 000 FCFA, la clientèle décrite étant exclusivement masculine.

J’analyse la chaîne d’événements en me concentrant sur l’impact sanitaire et social. L’intervention policière fondée sur une alerte anonyme, suivie d’une mise en lumière publique du statut sérologique, crée un cocktail dangereux pour la santé publique: intimidation, stigmatisation et risque de divulgation non contrôlée des données médicales. Les enquêtes médicales effectuées en milieu policier ne garantissent pas toujours la confidentialité, et la mise en cause publique d’une personne séropositive peut dissuader d’autres personnes vulnérables de se présenter pour un dépistage. À cela s’ajoute la dimension commerciale évoquée par Makha Niang, qui place la relation sexuelle dans un rapport de transaction; la conjonction criminalisation/tarification accroît la vulnérabilité et réduit les voies d’accès sécurisées aux soins.

Je construis mes arguments sur des éléments concrets: arrestations initiées par une dénonciation anonyme, dispositif de surveillance à un lieu public, examen hospitalier révélant un statut sérologique, et communication policière sur des activités tarifées. Ces éléments forment un signal d’alarme pour les associations de santé et les acteurs communautaires, car ils créent un précédent où la recherche de preuves prime sur la protection des droits et de la santé. La peur d’être arrêté, exposé ou stigmatisé est un frein au dépistage précoce et au suivi médical régulier, deux leviers essentiels de la prévention du VIH.

L’angle que je mets en lumière est précis: cette affaire risque d’entamer durablement la confiance de la communauté LGBT envers les autorités et les services de santé, entraînant une baisse des déclarations de cas et une complication des efforts de prévention. À l’instar des observations d’organisations internationales de santé, la criminalisation et la stigmatisation associées aux pratiques policières ont été corrélées avec une diminution du recours au dépistage et au traitement, ce qui alimente la circulation silencieuse du virus.

Pour approfondir, il faut rappeler que la confidentialité médicale et l’accès sans crainte aux services de dépistage sont des facteurs reconnus de réduction de la transmission. Ici, la publicité autour d’une séropositivité révélée en contexte judiciaire fragilise ces fondamentaux. Les montants indiqués pour les relations tarifées et l’implication de plusieurs individus soulignent également la dimension socio-économique du phénomène: pauvreté, précarité et absence de filets sociaux peuvent pousser à des pratiques à risque qui demandent des réponses sanitaires plutôt que pénales.

Je conclus en soulignant les faits essentiels: arrestations opérées suite à une alerte anonyme, statut sérologique rendu public par un examen hospitalier, et implication de prestations sexuelles rémunérées. Ces éléments, présentés sobrement, montrent un risque réel pour la confiance des personnes vulnérables envers les institutions de santé et de sécurité. Je constate que si rien n’est fait pour rétablir des garanties de confidentialité et des voies d’accès sûres au dépistage, la prévention du VIH pourrait en être compromise.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 31/05/2026

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