Loi anti-homosexualité : Le Sénégal face à une nouvelle vague d’arrestations - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Eva | Publié le 16/08/2026 07:08:00

Loi anti-homosexualité : Le Sénégal face à une nouvelle vague d’arrestations

D’après un récent article, huit femmes présumées lesbiennes viennent d’être arrêtées au Sénégal, s’ajoutant aux plus de cent hommes déjà interpellés depuis le durcissement de la loi anti-homosexualité en mars 2026.

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Suite de l’article : En tant que citoyen soucieux des droits humains, je ne peux que dénoncer cette dérive autoritaire qui, sous couvert de morale, piétine la dignité et les libertés fondamentales.

Le Sénégal, pays majoritairement musulman, a toujours considéré l’homosexualité comme un tabou. Mais depuis l’adoption de la nouvelle loi doublant les peines pour les « actes contre nature » (jusqu’à 10 ans de prison) et criminalisant même leur « promotion », la répression a pris une tournure systématique et inquiétante. Les hommes étaient jusqu’ici les premières cibles, mais voici que les femmes, souvent plus vulnérables économiquement et socialement, subissent à leur tour cette chasse aux sorcières. Comme le souligne Inès Sanoussi de Stop Homophobie, cette extension de la répression aggrave leur situation, les privant de toute échappatoire.

L’article révèle une réalité glaçante : les arrestations reposent souvent sur des dénonciations ou des fouilles de téléphones, des méthodes qui bafouent le droit à la vie privée. Pire, l’identité des accusées est parfois rendue publique, les exposant à des violences physiques et psychologiques. L’ONU, Human Rights Watch et Amnesty International ont tous alerté : cette loi alimente les crimes de haine, le chantage et les arrestations arbitraires. Elle viole les engagements internationaux du Sénégal en matière de droits humains, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Premièrement, criminaliser l’orientation sexuelle, c’est nier l’humanité de l’autre. Aucune loi ne devrait légitimer la persécution de citoyens en raison de leur vie intime. Deuxièmement, cette répression est contre-productive : elle pousse des centaines de personnes à fuir le pays, créant une crise humanitaire évitable. Enfin, elle instrumentalise la morale pour détourner l’attention des vrais problèmes chômage, corruption, inégalités qui minent le Sénégal.

Le Sénégal n’est pas isolé. En Ouganda, une loi similaire, adoptée en 2023, a institutionnalisé l’homophobie, légitimant violences et discriminations. Résultat ? Une fuite des cerveaux, une détérioration de l’image internationale, et une société plus divisée que jamais. Est-ce le modèle que le Sénégal souhaite suivre ?

Je le dis sans détour : cette loi est une honte pour un pays qui se veut moderne. Elle ne protège personne, elle humilie, elle divise, elle tue dans l’indifférence. La question n’est plus de savoir si l’homosexualité est « acceptable » ou non c’est de savoir jusqu’où un État peut aller dans la violation des droits de ses citoyens. Le Sénégal mérite mieux que cette spirale répressive. Il est temps de dire stop.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 16/08/202
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