À 34 ans, mère de deux filles, je pensais qu’avec le temps, ma situation finirait par s’améliorer. J’ai tenté les concours, suivi des cours universitaires, fait des stages et fait quelques petits boulots.
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Suite de l’article : Pourtant, aujourd’hui, je suis toujours sans emploi. Au Sénégal, quand on n’a pas de travail, on a parfois l’impression d’être regardé autrement, par les siens.
J’ai aussi vécu une épreuve qui m’a profondément marquée : la maladie puis le décès de ma sœur. Nous avons beaucoup dépensé pour la soigner. Moi, je n’avais pas de grands moyens, mais je lui ai donné ce que je pouvais : mon temps, mon affection, mon soutien moral. Je voulais faire davantage, mais la maladie a eu raison d’elle.
Après le décès de mon père, ma mère s’est remariée. Son mari est une personne qui, selon moi, montre deux visages. Devant ma mère ou lorsqu’il y a des invités, il se montre attentionné, généreux et très impliqué. Il gâte même mes filles. Mais lorsque ma mère n’est pas là, son comportement change complètement : salutations ignorées, remarques blessantes, petites piques et attitude distante.
Ce qui me fait le plus mal, c’est que ma mère ne semble pas voir cette différence. Elle lui accorde une place qui nous donne parfois le sentiment d’être devenus des étrangers. Elle peut se disputer avec nous pour une simple salutation ou parce qu’elle estime que nous ne le respectons pas assez. Elle répète qu’il nous aime plus que notre propre père.
Ma sœur, avant de mourir, souffrait beaucoup de cette situation. Elle ne disait presque rien à notre mère, mais elle se confiait à moi ou écrivait ce qu’elle ressentait dans son journal. Cela me reste encore en tête.
Malgré mon chômage, j’ai toujours essayé d’aider la famille avec mes petits revenus. Pourtant, aujourd’hui, j’ai parfois l’impression que mon absence de travail dérange ma mère. Certaines de ses paroles me blessent, surtout lorsqu’elle compare constamment ma sœur et moi. Elle dit qu’elle était plus tendre, plus ambitieuse et qu’elle voulait réaliser ses désirs. Comme si, moi, je ne voulais pas rendre ma mère heureuse.
Je ne déteste ni ma mère ni son mari. Je suis simplement épuisée. Je ne veux plus vivre dans les comparaisons, les reproches et les non-dits. Ma question est simple : comment protéger ma paix, respecter ma mère et continuer à avancer sans porter une culpabilité qui ne m’appartient peut-être pas ?
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 15/09/2026
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