Gianni Infantino : Une présidence de plus en plus contestée - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - International | Par Maimouna | Publié le 17/09/2026 05:09:00

Gianni Infantino : Une présidence de plus en plus contestée

La Fédération française de football (FFF) a annoncé, jeudi 10 septembre, qu’elle retirait son soutien à la candidature de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA pour le scrutin prévu le 18 mars au Maroc.

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Suite de l’article : Le président de la FFF, Philippe Diallo, a indiqué que le comité exécutif avait pris cette décision à l’unanimité, en invoquant des événements récents liés à la gouvernance de la FIFA. La fédération a aussi appelé « à engager une réforme en profondeur de la gouvernance de la FIFA ».

Gianni Infantino dirige la FIFA depuis 2016 et cherche un nouveau mandat après sa réélection en 2023. Son projet controversé de création d’une entité commerciale pour y loger une partie des recettes de la Coupe du monde a été révélé puis abandonné, tandis que des fédérations européennes avaient déjà retiré leur soutien et que la Confédération africaine (CAF) a de son côté confirmé un appui unanime.

La série de désaveux et de soutiens fractionnés interroge la légitimité d’un président qui conserve son poste alors que des voix institutionnelles et individuelles se sont détournées. Sur les 211 fédérations affiliées à la FIFA, le président aura besoin d’une majorité simple pour être réélu, ce qui transforme chaque retrait de soutien en élément stratégique pour l’équilibre des forces. Plusieurs fédérations européennes, parmi lesquelles la Suède, l’Écosse, l’Italie et la Belgique, ont retiré leur appui, et des personnalités internes ont quitté leurs fonctions après avoir désavoué le projet controversé.

Le maintien d’Infantino malgré ces désaveux fragilise la gouvernance interne selon des constats factuels: la controverse a mis en lumière des procédures de décision perçues comme opaques, des annonces réalisées sans large concertation et des départs dans l’encadrement de la FIFA. La FFF évoque explicitement un décalage entre les principes de bonne gouvernance et les événements survenus après son soutien initial. La situation met aussi à l’épreuve la confiance des parties prenantes : fédérations nationales, confédérations, joueurs et supporters suivent l’évolution des soutiens et des désistements.

Des comparaisons factuelles dessinent le paysage politique autour de la FIFA. D’un côté, la CAF a voté à l’unanimité pour soutenir Infantino, rassemblant 54 fédérations affiliées ; de l’autre, plusieurs fédérations européennes ont pris leurs distances, ce qui montre une fracture géographique et politique dans les appuis. Autre comparaison : Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, a annoncé qu’il ne briguerait pas la présidence mais a laissé entendre qu’un candidat alternatif pourrait émerger si Infantino maintenait sa candidature.

Les conséquences pratiques sont mesurables. La course à la présidence reste ouverte jusqu’au 18 novembre, date limite des candidatures, et le nombre de voix nécessaires place la fidélité des confédérations au cœur du scrutin. La controverse a déjà entraîné des effets concrets : démissions, mobilisation de collectifs de supporters et couverture médiatique tendue, avec un impact potentiel sur l’image commerciale de la FIFA et sur la crédibilité de ses décisions.

La FFF propose de lancer un cycle de consultations avec des experts en gouvernance, ce qui ajoute un élément institutionnel dans la réponse au malaise. La juxtaposition d’un président contesté et d’un calendrier électoral proche crée une dynamique où la légitimité s’évalue non seulement en voix mais aussi en capacité à restaurer des règles de transparence et de concertation.

Le maintien d’une présidence contestée pose des risques pour la cohésion interne de la FIFA et pour la confiance extérieure qui soutient le football mondial. Les faits rassemblés montrent un paysage divisé, des procédures remises en question et des réactions institutionnelles qui appellent à une refondation des pratiques de gouvernance si la FIFA veut préserver son unité et sa crédibilité.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Jérôme F.
Mis en ligne : 17/09/2026

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