J’attendais ce jour avec impatience. L’annonce de l’audition d’Abdou Karim Fofana devant la Commission d’enquête parlementaire sur les cessions d’immeubles du patrimoine bâti de l’État marque une étape importante.
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Suite de l’article : Mais attention : convoquer un ancien responsable ne signifie pas que la vérité a déjà éclaté. Le véritable enjeu est de comprendre comment les décisions ont été prises et si l’intérêt général a réellement été préservé.
Selon son communiqué, Abdou Karim Fofana affirme avoir reçu sa convocation le jeudi 8 octobre pour une audition initialement prévue le même jour. Il explique avoir contacté le président de la commission afin de proposer sa disponibilité, avant que la date du lundi 12 octobre 2026 soit retenue d’un commun accord.
L’ancien ministre assure également qu’il répondra aux questions des députés. Il rappelle que rendre compte de sa gestion devant la représentation nationale constitue une exigence pour toute personne ayant servi l’État.
Très bien ! Mais il faut aller jusqu’au bout de cette logique. Les Sénégalais ne veulent pas seulement entendre de belles déclarations sur la transparence. Ils veulent des explications précises, des documents vérifiables et des conclusions qui ne laissent aucune place aux arrangements politiques.
Ce qui me préoccupe, c’est la gestion des biens de l’État. Ces immeubles appartiennent au patrimoine collectif. Ils représentent une richesse publique qui doit servir les citoyens, et non devenir un sujet de soupçons, de controverses ou de règlements de comptes entre responsables politiques.
La comparaison avec les enquêtes sur les privatisations et les ventes de biens publics dans d’autres pays africains est éclairante. Au-delà des frontières, ces opérations suscitent régulièrement des interrogations sur les prix de cession, les procédures suivies et les bénéficiaires. La leçon est simple : sans transparence, la confiance des citoyens s’effondre. Une enquête crédible doit examiner les faits, indépendamment des affiliations politiques des personnes concernées.
Il serait dangereux de considérer cette audition comme une preuve de culpabilité. Abdou Karim Fofana doit pouvoir présenter ses explications, et la commission doit examiner les éléments avec impartialité. Mais cette prudence ne doit pas devenir un prétexte pour enterrer les questions dérangeantes.
J’attends donc des députés qu’ils travaillent sérieusement, qu’ils publient des conclusions compréhensibles et que toute irrégularité éventuellement établie entraîne les suites prévues par la loi.
Le Sénégal n’a pas besoin d’un spectacle politique supplémentaire. Il a besoin de vérité, de justice et de responsabilité. Le 12 octobre ne doit pas être une simple date dans l’actualité. Il doit marquer le début d’un véritable éclaircissement sur la gestion du patrimoine bâti de l’État.
L’argent et les biens publics appartiennent aux Sénégalais. Ils ont le droit de savoir comment ils sont gérés.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 12/10/2026
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