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Je m’appelle Awa, et je suis enceinte de huit mois. Chaque jour, je prie pour mon bébé, je parle à ce petit être que je sens bouger en moi, en lui murmurant des mots d’amour. Et pourtant… c’est précisément maintenant, à ce moment fragile, que ma vie semble s’être transformée en un champ de bataille.
Mon mari, Babacar, a un tempérament explosif. Un rien peut le mettre en colère, et ses colères ne s’arrêtent jamais à des mots. J’ai longtemps cru que l’amour pouvait tout guérir, que son caractère finirait par s’adoucir. J’ai espéré, j’ai patienté… mais hier soir, tout s’est écroulé à nouveau.
J’avais voulu lui préparer un plat simple, malgré la fatigue, mes pieds gonflés et la chaleur étouffante de Dakar. Mais mes forces m’ont trahie : le plantain n’était pas lisse, le goût n’était pas parfait. Au lieu d’un sourire, j’ai reçu des insultes. Il a parlé de ma famille comme si c’étaient des ennemis, des personnes qui n’avaient jamais fait de mal à personne. J’ai gardé le silence. Je me suis contentée de prendre mes affaires et de rejoindre notre chambre.
Mais avant que je ne fasse deux pas, il s’est levé et m’a giflée. Une gifle violente. Mes oreilles bourdonnaient, mais mon regard était fixé sur mon ventre. Tout ce que je pouvais penser, c’était : « Mon Dieu, protégez mon bébé. » Je me suis réfugiée sur le lit, le souffle court, les larmes coulant sans fin jusqu’à ce que le sommeil me gagne vers deux heures du matin.
Babacar est un homme bon, je le sais. Il m’aime. Et moi, je l’aime aussi. C’est le seul problème de notre mariage. Son amour est réel, mais son caractère est un monstre que je ne peux contrôler. Combien de temps vais-je continuer à étouffer ses colères ? Combien de fois devrai-je sacrifier ma sérénité et ma sécurité pour préserver notre foyer ?
Je demande juste… que l’esprit qui pousse un homme à lever la main sur sa femme disparaisse de notre maison. Que mon bébé naisse dans la paix et l’amour, et non dans la peur. Je ne sais pas encore comment je sortirai de cette nuit, mais je continue de prier, chaque jour, pour un changement, pour nous, pour lui, pour mon enfant.
Parce que malgré tout, je garde espoir. L’espoir qu’un jour, notre amour ne sera plus un champ de bataille, mais un refuge.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 31/12/2025
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