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La Direction générale des Douanes a clôturé l’exercice 2025 avec des chiffres exceptionnels, inscrivant 1 618,4 milliards de francs CFA en liquidations et 1 286,1 milliards de francs CFA en recouvrements effectifs pour le budget de l’État. Le dépassement de l’objectif annuel de 1 246,2 milliards de francs CFA génère une plus-value budgétaire de 39,9 milliards, tandis que les recettes ont progressé de plus de 103 milliards par rapport à 2024. Ces résultats servent de cadre à l’examen du rôle de la dématérialisation et de la digitalisation dans cette réussite.
Les liquidations douanières comprennent les droits de douane, les taxes perçues pour le compte des Impôts et Domaines et les prélèvements communautaires destinés à l’UEMOA et à la CEDEAO, ce qui explique le montant global déclaré pour 2025. L’objectif fixé par la loi de finances traduit les besoins de mobilisation des ressources internes pour financer les politiques publiques. La lutte contre la fraude commerciale et la sécurisation des recettes demeurent des priorités pour l’administration douanière, contraintes par des trafics illicites et des produits prohibés interceptés sur le territoire.
La modernisation des procédures a joué un rôle mesurable dans l’amélioration des performances financières. La dématérialisation des déclarations et la digitalisation des flux ont réduit les délais de traitement, ce qui a accéléré la régularisation des recettes issues des importations de produits pétroliers et amélioré le recouvrement sur les produits à forte valeur fiscale. L’exploitation renforcée du renseignement et de l’analyse de données a permis de cibler plus efficacement les contrôles, entraînant une intensification des saisies : 1 374 kg de produits prohibés pour une valeur estimée à plus de 82,4 milliards de francs CFA, ainsi que des saisies de faux médicaments d’une valeur marchande proche de 2 milliards de francs CFA. L’évolution numérique a aussi amélioré la traçabilité des opérations et diminué les risques de perte de recettes.
Les chiffres budgétaires illustrent plusieurs effets concrets de la digitalisation. Premièrement, la fluidité des procédures réduit les files et les délais pour les opérateurs économiques, ce qui diminue le recours aux voies informelles et limite les fuites fiscales. Deuxièmement, l’intégration des bases de données entre les unités douanières et les administrations fiscales renforce la cohérence des contrôles et la fiabilité des informations, ce qui protège les recettes publiques. Troisièmement, la mise en ligne des services jusque dans les unités rurales rapproche l’administration des entreprises et des citoyens, en facilitant l’accès aux formalités et en réduisant les coûts de conformité. Ces effets se lisent dans le dépassement de l’objectif annuel et dans la croissance des recettes par rapport à 2024.
La digitalisation a simplifié des étapes clés du dédouanement : soumission électronique des déclarations, paiement dématérialisé, et suivi en temps réel des opérations. Ces outils ont sécurisé les rentrées fiscales en limitant les manipulations manuelles et en conservant des traces numériques exploitables pour l’audit. Le déploiement progressif des plateformes a permis d’étendre le service aux zones éloignées, rapprochant les agents des administrations douanières des entreprises locales et des citoyens. La combinaison d’un renseignement mieux structuré et d’une automatisation des procédures a transformé des contraintes administratives en leviers d’efficacité.
Des comparaisons renforcent le constat : l’écart entre l’objectif de 1 246,2 milliards et les recouvrements de 1 286,1 milliards montre un gain budgétaire tangible, tandis que l’augmentation de plus de 103 milliards par rapport à 2024 traduit une dynamique de croissance. Les saisies massives et la valeur estimée des produits interceptés confirment que la sécurisation physique des frontières reste complémentaire des dispositifs numériques. Des études de cas internes signalent que la réduction des délais de traitement peut chuter de plusieurs jours à quelques heures pour certaines procédures grâce aux plateformes électroniques.
La convergence entre dématérialisation, renseignement numérique et modernisation opérationnelle a contribué à simplifier les procédures, à protéger les recettes et à rapprocher les services douaniers des acteurs économiques et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Les chiffres de 2025 matérialisent cet effet : meilleure traçabilité, contrôles ciblés et accessibilité accrue des services ont facilité le recouvrement et renforcé la sécurité sanitaire et économique. L’administration douanière apparaît ainsi comme un acteur central de la mobilisation des ressources internes, porté par des outils numériques qui transforment la pratique du dédouanement.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Diarra Bousso.
Mis en ligne : 17/01/2026
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