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La campagne arachidière est décrite comme «catastrophique», et cette accusation pèse lourd contre la gestion du gouvernement. Le juge Dème ne se contente pas de constater des dysfonctionnements : il met en cause la responsabilité politique du Premier ministre, accusé de renvoyer la faute sur ses ministres sans assumer l’autorité qui lui revient. La posture est ferme et la critique directe ; elle soulève une question simple et inquiétante : comment conduire un gouvernement quand celui qui doit arbitrer se dérobe au moment des échecs ?
La filière arachidière reste un pilier économique et social pour de nombreuses régions, avec des milliers d’exploitants dépendant des campagnes de collecte et des prix. La saison récente a été marquée par des récoltes mitigées, des retards logistiques et des dysfonctionnements dans les mécanismes d’achat et de stockage. Le Premier ministre a admis des manquements tout en pointant des défaillances ministérielles, une lecture qui n’apaise pas les producteurs et qui alimente un sentiment de malaise politique. Le juge Dème, figure publique et voix critique, a souligné que la crise revêt une dimension politique au-delà des seuls problèmes techniques.
La critique adressée au chef du gouvernement peut se lire sur plusieurs niveaux. Premièrement, il y a un déficit d’anticipation : les politiques publiques doivent intégrer les aléas climatiques et les fluctuations du marché, et prévoir des mécanismes de soutien avant que la crise n’éclate. Deuxièmement, l’arbitrage politique fait défaut lorsque les responsabilités sont renvoyées aux secrétaires d’État ou aux ministres sectoriels sans que le chef du gouvernement n’assume la coordination et les décisions contraignantes. Troisièmement, la communication publique s’effiloche quand on célèbre les succès mais que l’on refuse d’assumer les revers ; cela fragilise la confiance citoyenne. Le juge Dème met en lumière cette faille institutionnelle en rappelant que la responsabilité politique n’est pas une notion décorative : elle suppose des actes, des choix et des sanctions claires.
La responsabilisation du Premier ministre n’est pas une querelle de personnes, mais une exigence de gouvernance. Quand l’État manque de stockages adaptés, quand les circuits d’achat favorisent l’opacité et quand les aides financières n’atteignent pas les producteurs, la responsabilité collective devient individuelle. Le refus d’assumer affaiblit l’autorité décisionnelle et donne l’impression d’un pouvoir flottant, incapable de trancher entre intérêts locaux et impératifs nationaux. Un État qui ne prend pas ses responsabilités compare mal à un chef d’entreprise qui laisse ses managers seuls face à une faillite imminente ; l’un et l’autre perdent la capacité de redresser la situation. De même, une direction politique qui banalise l’échec en le partageant sans suite compare mal à une démocratie exigeante qui réclame des comptes et des correctifs rapides.
En pointant la campagne arachidière comme «catastrophique», le juge Dème ne se contente pas d’une critique technique ; il révèle l’échec du Premier ministre à incarner la responsabilité politique et l’autorité décisionnelle. Cette lecture suggère que la crise est symptomatique d’un désarroi plus profond : la dissociation entre parole publique et capacité d’action. Le rôle d’un chef de gouvernement est d’anticiper, d’arbitrer et d’agir avec célérité lorsque la machine administrative dérape. L’attitude observée — admettre des manquements sans prendre la tête des remèdes — transforme un problème agricole en crise de gouvernance.
Les chiffres de la filière montrent que la production arachidière représente une part significative des exportations agricoles et un revenu essentiel pour des centaines de milliers de familles rurales. Les pertes provoquées par des logistiques défaillantes et des prix non stabilisés pèsent directement sur les revenus des exploitants et sur la sécurité alimentaire locale. Des exemples étrangers illustrent ce qui se joue : dans des pays voisins, des politiques d’achats publics efficaces et des interventions rapides de l’État ont limité les dégâts lors de mauvaises saisons. Ces constats renforcent l’idée qu’un pilotage politique fort et assumé peut atténuer l’impact des aléas.
La charge du juge Dème sonne comme un rappel : la responsabilité politique n’est pas négociable quand des vies et des économies locales sont en jeu. Le constat négatif sur la campagne arachidière doit se lire comme une alerte sur la posture du Premier ministre face aux échecs. Si l’autorité ne s’exerce pas et si les décisions d’arbitrage restent en suspens, les conséquences dépasseront la filière pour fragiliser la crédibilité de l’État lui-même. La nation mérite un leadership qui assume les fautes, corrige les erreurs et redonne confiance aux producteurs et aux citoyens.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 23/01/2026
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