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Je n’arrive plus à dormir ni à manger depuis que j’ai découvert la trahison de mon mari; le projet de mariage avec son ex petite amie, qui est la mère de son aîné, m’a laissée abasourdie et humiliée. Nous n’avons même pas fêté six mois de mariage et pourtant je me sens rejetée, comme si toute la confiance que j’avais offerte avait été balayée en quelques messages. La douleur me serre la poitrine chaque fois que son téléphone s’allume.
J’ai donné beaucoup pour cette relation et j’ai cru construire un foyer avec lui, avec des gestes, des compromis et des silences partagés. Récemment j’ai surpris que mon mari passe des heures à discuter sur WhatsApp avec cette femme, souvent tard dans la nuit. Chaque conversation semble creuser un fossé entre nous, et je vois la complicité qui se forme à travers l’écran. La présence de cette réalité rend les journées longues et les nuits insomniantes; je me sens dépossédée de ce que j’avais imaginé comme notre avenir.
Je ressens un mélange de colère et de tristesse qui m’empêche de penser clairement. La colère vient de la trahison, de la promesse implicite du mariage qui, à mes yeux, imposait une frontière respectueuse entre le passé et notre présent. La tristesse vient du deuil de la vie que j’avais commencée à tisser avec lui. Je me demande comment il a pu envisager un autre engagement si rapidement, et pourquoi les conversations nocturnes ont pris autant d’intimité. Ces questions tournent dans ma tête comme des moutons sans fin, et chaque réponse manquante augmente mon malaise.
J’ai essayé de garder la conversation ouverte, de demander des explications, sans accuser automatiquement, parce que je crois que les mots peuvent parfois réparer ce qui semble cassé. Malgré tout, l’absence de transparence et le secret persistent, et cela érode la confiance que j’avais placée en lui. Je sais que la confiance se reconstruit lentement, qu’elle exige des preuves quotidiennes et une rigueur affective; or pour l’instant je ne vois que des preuves du contraire. Mon bien-être en pâtit; je perds l’appétit et le sommeil, signes visibles du stress imposé par cette situation.
Je me surprends à repenser aux petites choses qui comptaient, aux projets mis en pause et aux silences partagés qui me paraissaient rassurants. Aujourd’hui ces souvenirs sont teintés d’incertitude. J’essaie de nommer mes émotions pour ne pas me noyer: blessure, humiliation, peur de l’abandon. Je ressens le besoin de poser des limites claires et de demander des actes précis pour rétablir un cadre, même si je ne sais pas encore si je veux rester dans cette relation. La décision demande du courage et de la lucidité, et je sais que la patience envers moi-même est nécessaire.
Je relis mentalement les événements sans ajouter d’éléments nouveaux, en cherchant des signes concrets et des moments où la communication a failli. Cette relecture m’aide à conserver une perspective personnelle et à organiser mes pensées avant d’aborder une conversation décisive. Je ne veux pas partir d’emblée ni céder sans explication; je souhaite comprendre la nature exacte de ses intentions et la place que je garde dans sa vie.
Je vis un chagrin qui me transforme, mais je garde la volonté de prendre des décisions conscientes pour protéger ma santé mentale. J’ai besoin de réponses et de gestes qui témoignent d’un réel respect, ou sinon d’une séparation assumée pour retrouver mon équilibre. Pour l’instant je m’autorise à souffler, à poser des limites et à écouter ce que mon cœur et ma raison me conseillent, pas à rester sourde à la vérité qui me blesse.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 26/01/2026
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