Gaza : Un cessez-le-feu de façade, l’échec humanitaire persistant - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - International | Par Eva | Publié le 27/01/2026 08:01:45

Gaza : Un cessez-le-feu de façade, l’échec humanitaire persistant

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Il y a trois mois, un cessez-le-feu était annoncé à Gaza, salué comme une avancée majeure vers la paix. Pourtant, derrière les déclarations diplomatiques et les promesses de reconstruction, la réalité est tout autre : des familles continuent de vivre sous des tentes qui s’effondrent, des enfants meurent de froid, et l’aide humanitaire reste bloquée. Malgré les efforts de Nickolay Mladenov, pressenti pour diriger le futur Conseil de la Paix, la situation sur le terrain révèle un échec manifeste, tant politique qu’humanitaire. Ce texte entend montrer comment, malgré la trêve, la dignité et la sécurité des Palestiniens de Gaza sont toujours sacrifiées.

Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre 2025, devait marquer un tournant. Porté par Donald Trump et son plan de paix, il prévoyait la reconstruction de Gaza, le désarmement du Hamas, et le déploiement d’une force internationale. Pourtant, trois mois plus tard, la deuxième phase du plan n’a toujours pas débuté. Les violences persistent, les points de passage restent souvent fermés, et les prix des denrées de base explosent. Les témoignages de Palestiniens comme Dalia, dont la tente s’est effondrée lors d’une tempête, ou Rawane, qui réclame un retour à une vie normale, illustrent une trêve précaire, où la survie quotidienne reste une lutte.

Les chiffres sont accablants : plus de 400 Palestiniens tués depuis le cessez-le-feu, des milliers de familles sans abri, et une insécurité alimentaire aiguë touchant plus des trois quarts de la population. L’ONU alerte : sans une augmentation massive de l’aide, Gaza pourrait retomber dans la famine d’ici avril 2026. Les organisations humanitaires dénoncent l’obstruction israélienne, qui limite l’accès à l’aide et interdit l’entrée à 37 ONG, dont Médecins Sans Frontières. Le Conseil de la Paix, censé superviser la transition, peine à s’imposer, freiné par le refus du Hamas de désarmer et par les restrictions israéliennes.

Malgré les annonces, les tentes et abris de fortune ne résistent pas aux intempéries. L’UNICEF rapporte la mort d’enfants par hypothermie, et des milliers de foyers sont inondés. Comment parler de paix quand des vies sont sacrifiées faute d’abris dignes ?

Nickolay Mladenov, bien qu’expérimenté, ne peut agir sans volonté politique réelle. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer la trêve, tandis que la communauté internationale se contente de déclarations. La nomination de Mladenov, bien que symbolique, ne change rien à l’absence de mécanisme contraignant pour faire respecter le cessez-le-feu.

Les promesses de reconstruction sont restées lettres mortes. Les fonds manquent, les permis de circulation sont refusés, et les travailleurs humanitaires sont empêchés d’agir. La situation rappelle d’autres crises, comme au Yémen ou en Syrie, où les trêves n’ont pas empêché l’effondrement humanitaire.

À l’instar de la Syrie ou du Yémen, Gaza montre comment un conflit prolongé détruit les infrastructures et rend les populations dépendantes de l’aide. Pourtant, contrairement à l’Ukraine, où la solidarité internationale s’est mobilisée rapidement, Gaza reste un angle mort de la diplomatie. Les enfants de Gaza meurent de faim et de froid, comme ceux de Syrie en 2019, mais sans la même indignation mondiale.

Le cessez-le-feu à Gaza n’a été qu’un leurre. Tant que la volonté politique manquera, tant que les blocages perdureront, les familles continueront de vivre dans des conditions indignes. La paix ne se décrète pas, elle se construit par des actes. Il est temps que la communauté internationale passe des mots aux actes, et exige des comptes à ceux qui entravent l’aide et perpétuent la souffrance. Sinon, ce ne sera qu’une trêve de plus, bafouée au quotidien, au mépris des vies humaines.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Mor Diop.
Mis en ligne : 26/01/2026

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