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La visite officielle du Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, au Royaume du Maroc a rassemblé, le 8 janvier, des rencontres de haut niveau entre institutions parlementaires et ministères. Les entretiens avec le Président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi El Alami, et le Président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Errachid, ont été perçus comme un « signal fort de la solidité des liens » entre Dakar et Rabat. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de coopération bilatérale politique, économique et parlementaire accrue.
Les relations sénégalo-marocaines ont connu un regain visible ces dernières années, matérialisé par des accords sectoriels et des visites officielles réciproques. La programmation de la visite de travail du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, dans le cadre du Comité mixte sénégalo-marocain illustre l’agenda commun autour de dossiers structurants. Le Maroc apporte une expertise technique dans des domaines clefs pour le Sénégal, notamment la gestion de l’eau et des infrastructures, tandis que le Sénégal confirme son rôle de plateforme parlementaire régionale en Afrique de l’Ouest.
Les discussions entre El Malick Ndiaye et le ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, ont porté sur des thématiques précises : projets hydro-agricoles, transfert d’eau, désalinisation et programme Preferlo. Ces sujets correspondent à des besoins concrets du Sénégal en matière d’accès à l’eau et de sécurité hydrique. Le dialogue parlementaire vise à renforcer la capacité du Parlement sénégalais à assurer le suivi et l’évaluation des grands projets d’État, ce qui implique des méthodologies d’audit, des calendriers de mise en œuvre et des indicateurs de performance que le Maroc met aujourd’hui en partage.
Le partenariat présente des bénéfices mesurables qui soutiennent son intérêt stratégique. Le renforcement des compétences parlementaires permet une meilleure gouvernance des investissements publics, ce qui réduit les risques de dérive budgétaire et améliore la transparence des chantiers d’infrastructure. L’échange d’expertise technique dans le secteur de l’eau peut accélérer la mise en service de solutions comme la désalinisation, souvent utilisées dans des pays méditerranéens, et adaptées aux zones côtières sénégalaises. Le partage d’expériences politiques et parlementaires favorise la solidité institutionnelle en associant contrôle démocratique et mise en œuvre opérationnelle.
Ce partenariat illustre la valeur de la coopération Sud-Sud en Afrique en mettant en pratique trois principes : le partage d’expériences, la solidarité institutionnelle et les partenariats mutuellement bénéfiques. Par le transfert de savoir-faire technique et la formation des parlementaires, le Maroc contribue à renforcer les capacités nationales du Sénégal plutôt que d’imposer des solutions extérieures. Ce modèle répond aux objectifs de la coopération régionale en privilégiant l’appropriation locale des projets et en stimulant des synergies entre États ayant des contraintes climatiques et économiques comparables.
La décision conjointe d’organiser la deuxième session du Processus des États atlantiques africains à Dakar confirme l’ancrage régional de l’initiative parlementaire sénégalaise. Des exemples comparables de coopération Sud-Sud montrent qu’un transfert ciblé d’expertise technique réduit le délai de réalisation des infrastructures et améliore la rentabilité sociale des projets. Les échanges programmés entre ministères et assemblées législatives prévoient des modules de formation, des missions d’étude et des mécanismes de suivi communs qui devraient faciliter l’évaluation des impacts hydriques et agricoles sur plusieurs bassins versants.
La mission parlementaire sénégalaise au Maroc matérialise une relation tournée vers l’efficacité et la solidarité entre États africains. En combinant expertise technique, renforcement institutionnel et calendriers partagés, Dakar et Rabat posent des jalons concrets pour une coopération Sud-Sud opérante. La programmation d’événements régionaux et l’échange de pratiques offrent des instruments palpables pour améliorer l’accès à l’eau et la gouvernance des grands projets, et confirment la volonté des deux pays de bâtir des partenariats durables au service des citoyens.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Soda Maréme.
Mis en ligne : 24/01/2025
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