Macky Sall, ancien président du Sénégal (2012-2024), voit sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies portée par l’Union africaine et transmise par le président en exercice de l’UA, le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye, au cours des dernières semaines. La démarche vise à inscrire formellement son nom dans le processus de succession d’António Guterres devant le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.
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Suite de l’article : Je crois que ce positionnement offre une opportunité concrète pour attirer des capitaux et ouvrir de nouveaux partenariats économiques en faveur du développement durable et de la création d’emplois en Afrique. L’idée n’est pas utopique, elle s’appuie sur des étapes diplomatiques et sur l’expérience régionale de l’intéressé.
La candidature s’inscrit après la présidence tournante de l’Union africaine par Macky Sall en 2022 et intervient dans un contexte politique national sensible marqué par des tensions postérieures à 2021. Ce geste de l’UA veut peser dans une désignation dominée par des équilibres entre grandes puissances.
J’adopte une vision pragmatique et inspirée: la nomination d’un Africain reconnu aux Nations unies peut transformer la perception des investisseurs et faciliter la mise en place de projets structurants. Un Secrétaire général issu du continent apporterait une plate-forme politique pour défendre des partenariats public-privé mieux calibrés sur les besoins locaux, pour accélérer les chaînes de valeur régionales et pour rendre plus lisible la gouvernance des fonds de développement. J’ai en tête des secteurs précis: agriculture durable, énergie renouvelable et infrastructures numériques, où la demande d’investissement est forte et où les retombées en emplois sont directes.
L’expérience présidentielle de Macky Sall et sa présidence tournante de l’UA lui donnent une crédibilité diplomatique qui rassure les bailleurs et les entreprises. Quand un dirigeant africain dispose d’un siège de négociation au sommet de l’ONU, il peut convertir des engagements politiques en garanties juridiques et en instruments financiers. Cette conversion réduit le risque perçu par les investisseurs étrangers et encourage des placements dans des projets à long terme.
L’Afrique réclame des flux importants pour la transition écologique et pour l’adaptation aux changements climatiques. Sous une direction africaine à l’ONU, l’architecture des financements climatiques pourrait devenir plus accessible aux petites économies, avec des mécanismes de cofinancement adaptés aux réalités locales. Je pense à des fonds mixtes qui combinent capitaux publics et capitaux privés pour des fermes solaires et des corridors logistiques verts; ces véhicules financiers sont capables de générer des emplois locaux tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
La diplomatie de haut niveau peut ouvrir des accords industriels qui lient transfert de technologie et formation professionnelle. Un exemple envisageable serait un partenariat entre des instituts de formation africains et des entreprises européennes ou asiatiques pour implanter des ateliers de maintenance d’énergies renouvelables. Cette logique crée de l’emploi qualifié et renforce la résilience des économies locales. Comparer cette dynamique à celle des zones exportatrices d’Asie du Sud-Est montre qu’un engagement coordonné peut accélérer la transformation productive. Comparer aussi avec des expériences africaines réussies dans les télécommunications rappelle que le continent sait convertir une opportunité politique en impératif économique.
Des études récentes estiment que l’Afrique besoin de centaines de milliards de dollars pour ses infrastructures durables sur la prochaine décennie, et que le déficit d’emplois des jeunes demeure la principale bombe sociale. Un Secrétaire général africain pourrait pousser à la création d’obligations vertes multilatérales, à la garantie de prêts pour les PME et à la standardisation des règles d’achat public favorisant les fournisseurs locaux. J’imagine des missions de l’ONU dédiées au montage de projets bancables en concertation avec les banques de développement africaines, ce qui faciliterait l’accès aux marchés de capitaux.
Je suis convaincu que la candidature portée par l’Union africaine est plus qu’un geste symbolique: elle constitue un levier diplomatique capable d’attirer des investissements ciblés et de favoriser des partenariats durables qui créeront des emplois sur le continent. Si la diplomatie transforme les promesses en instruments financiers et en programmes de formation, l’Afrique pourra enfin asseoir une croissance inclusive et résiliente. Il reste de la négociation et du travail technique, mais l’opportunité est réelle et mérite d’être saisie avec ambition et pragmatisme.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 16/04/2026
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