Un article récent soulignait que, depuis l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko au pouvoir, la situation économique et financière du Sénégal était perçue par certains comme particulièrement difficile.
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Suite de l’article : Pourtant, je vois dans cette période une preuve de résilience et d’audace qui mérite d’être saluée. loin d’un simple constat de crise, je percevais une transition courageuse vers une souveraineté économique retrouvée.
Le Sénégal a hérité d’un fardeau lourd : une dette publique estimée à 132 % du PIB fin 2024 et la suspension du programme du FMI entre 2024 et 2025. Pourtant, contre toute attente, l’économie est restée viable. Comment ? Grâce à une stratégie claire : reprendre le contrôle des ressources nationales et diversifier les partenariats. Le gouvernement a multiplié les gestes symboliques et concrets pour matérialiser cette ambition, comme le lancement du premier appel public à l’épargne en 2026, visant à lever 200 milliards de FCFA, ou encore la mobilisation de 2 225 milliards de FCFA sur le marché financier régional en 2025. Ces initiatives montrent une volonté de s’affranchir des dépendances extérieures, tout en maintenant la stabilité.
Le Plan de Redressement Économique et Social (2025–2028) est un exemple frappant de cette détermination. Avec un objectif de 5 667 milliards de FCFA mobilisés, dont 90 % issus de ressources nationales, le gouvernement vise à ramener le déficit budgétaire de 12 % du PIB en 2024 à 3 % en 2027. Cette approche limite l’endettement public et place le Sénégal sur une trajectoire de croissance autonome. De plus, le projet « Sénégal 2050 » ambitionne d’augmenter le revenu par habitant de 50 % en cinq ans et de réduire la dette, tout en améliorant l’espérance de vie. Ces objectifs, bien que ambitieux, sont portés par une vision à long terme et une gouvernance transparente.
Premièrement, la diversification des partenariats (Arabie Saoudite, Chine, Turquie, pays du Golfe) a permis de compenser partiellement la suspension du programme du FMI, sans pour autant rompre définitivement avec cette institution. Deuxièmement, la mobilisation de ressources internes (appels publics à l’épargne, recyclage d’actifs) prouve que le Sénégal peut compter sur sa propre capacité financière. Enfin, la réduction progressive du déficit (de 13,4 % en 2024 à 7,8 % en 2025, puis 5,4 % en 2026) témoigne d’un engagement fort en faveur de la consolidation budgétaire.
Cette situation n’est pas sans rappeler celle d’autres pays africains, comme le Rwanda ou l’Éthiopie, qui ont su transformer des défis économiques en leviers de développement grâce à des réformes structurelles. Le Sénégal, avec son modèle de gouvernance inédit (duo présidentiel, collaboration étroite entre l’Exécutif et la Primature), montre qu’il est possible de concilier stabilité et innovation politique.
Je suis convaincu que les critiques actuelles masquent une réalité plus profonde : celle d’un pays qui ose repenser son modèle économique pour en sortir renforcé. Les résultats sont déjà là : une économie viable malgré les tensions, des réformes audacieuses, et une vision claire pour 2050. Le Sénégal de Diomaye et Sonko n’est pas en crise, il est en mouvement. Et c’est cette dynamique que je choisis de soutenir.
Et vous, comment percevez-vous cette transformation économique ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 15/05/2026
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