À Boune, dans la commune de Keur Massar Nord, banlieue de Dakar, des habitants signalent une recrudescence d’agressions la nuit et à l’aube et réclament l’installation d’un poste de police de proximité.
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Suite de l’article : Youssouf Fall, résident depuis 2004, témoigne du risque pour les travailleurs matinaux, tandis que la mairie, par la voix de Pape Djiby Cissé, affirme étudier des projets de modernisation du marché. Ces constats sont rapportés par les habitants et les commerçants.
Sur le terrain, le marché de Boune fonctionne dans un bâtiment délabré sans toilettes ni eau courante, et la forêt classée de Mbao voit des maraîchers manquer d’un approvisionnement fiable en eau et d’aides pour les engrais.
Les faits dressent un tableau précis: des agressions rapportées la nuit et à l’aube, des commerçants installés dans des locaux insalubres, et des agriculteurs sans soutien. Le silence sur des échéances concrètes alimente l’inquiétude. Youssouf Fall résume une réalité partagée lorsqu’il explique: « Ceux qui partent travailler très tôt risquent souvent d’être agressés ». Les riverains demandent un renforcement de la sécurité et un poste de police de proximité; pour l’instant, la seule réponse publique reste l’annonce que des projets sont en étude.
Le marché illustre l’écart entre promesses et réalisations. Des vendeuses payant des taxes continuent d’exercer dans un bâtiment qui ne dispose pas d’infrastructures de base; Aïssatou Sylla le déplore en ces termes: « Nous payons des taxes, mais rien n’est fait pour améliorer le marché ». À la différence d’un marché fonctionnel où l’eau, les sanitaires et un système d’assainissement sont attendus, Boune manque de ces éléments essentiels. Comme les commerçants, les maraîchers de Mbao subissent l’absence d’appuis concrets pour garantir leurs revenus et la sécurité alimentaire locale.
L’action municipale se limite pour l’instant à des études et des promesses verbales. Pape Djiby Cissé indique que des projets sociaux et de modernisation sont à l’étude, sans préciser de calendrier ni de budget publié. Ce flou empêche de vérifier un engagement réel et laisse les habitants sans repères. Les conséquences sont tangibles: montée de l’insécurité ressentie, conditions de travail délétères pour les vendeurs, risques économiques pour les groupements agricoles privés d’irrigation et d’engrais subventionnés.
Des comparaisons factuelles viennent renforcer le constat: d’une part, la vie quotidienne est marquée par des agressions à des heures de forte vulnérabilité; d’autre part, l’absence d’infrastructures sanitaires et d’un plan d’approvisionnement en eau fragilise les activités commerciales et agricoles. Les témoignages concordent sur un point concret: les promesses municipales n’ont pas encore produit d’effets palpables sur le terrain.
La synthèse factuelle est sombre: habitants et commerçants subissent des agressions nocturnes et travaillent dans des locaux inadéquats, tandis que la mairie prétend préparer des projets sans livrer de calendriers ou de réalisations. Le contraste entre paroles publiques et conditions réelles renvoie une image claire d’inaction administrative perçue par la population de Boune, et laisse planer une question simple et vérifiable: combien de temps faudra-t-il encore avant que les études deviennent des chantiers visibles?
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Mounass N.
Mis en ligne : 21/05/2026
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