Je m’appelle Aïssatou et je n’aurais jamais imaginé que les premiers mois de mon mariage seraient aussi difficiles. Comme beaucoup de jeunes couples au Sénégal, je rêvais simplement de construire mon foyer avec mon mari, dans la paix et le respect. Mais une personne allait compliquer notre bonheur : ma belle-mère.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Suite de l’article : Mon mari est fils unique. Depuis son enfance, il a toujours vécu avec sa mère. Après notre mariage, il a pris la décision de louer notre propre maison pour que nous commencions notre vie de couple. Au début, tout semblait aller normalement, mais sa mère a très mal vécu cette séparation. Elle est même tombée malade, disant qu’elle ne supportait pas de rester seule après avoir consacré toute sa vie à son fils.
Face à cette situation, mon mari m’a proposé une solution temporaire : venir habiter chez sa mère pendant quelque temps, le temps qu’elle retrouve la forme. Par amour pour lui et par respect pour ma belle-famille, j’ai accepté. Nous avons donc rangé nos affaires et nous sommes installés chez elle.
Les premiers jours, ma belle-mère était adorable. Elle me parlait avec douceur et me faisait croire que nous allions devenir comme une mère et une fille. Mais son comportement a rapidement changé dès que mon mari a repris le travail.
Tout ce que je faisais semblait être mauvais. La cuisine, le ménage, ma façon d’organiser la maison… rien ne trouvait grâce à ses yeux. Un jour, elle a même commencé à comparer ma manière de faire avec celle de l’ancienne copine de mon mari.
« Son ancienne femme était plus attentionnée, elle savait s’occuper de moi, elle me faisait des cadeaux… », disait-elle souvent.
Ces paroles me blessaient profondément. Je comprenais qu’elle avait peut-être du mal à accepter que son fils ait une nouvelle vie, mais je refusais d’être considérée comme une employée dans ma propre maison.
J’ai essayé plusieurs fois de calmer les choses, de discuter avec elle et de garder mon respect. Mais plus les jours passaient, plus les tensions augmentaient. Je voyais mon couple commencer à souffrir de cette situation.
À un moment, j’ai compris qu’il fallait trouver une solution pour préserver notre mariage. Je voulais simplement que chacun retrouve sa place : ma belle-mère dans son foyer et mon mari et moi dans le nôtre.
J’ai donc cherché une manière de lui redonner confiance et de lui faire accepter notre départ. J’ai présenté un homme de mon entourage comme une connaissance de ma famille. L’objectif était seulement de lui montrer qu’elle pouvait aussi avoir une présence autour d’elle et qu’elle n’était pas obligée de dépendre uniquement de son fils.
Avec le temps, son attitude envers moi a changé. Elle est devenue plus douce et a même dit à mon mari qu’il était peut-être mieux pour nous de retourner vivre chez nous puisqu’elle allait mieux.
Pendant quelques mois, j’ai cru que la situation était réglée. Mais l’histoire ne s’est pas terminée comme prévu. La personne qui nous avait aidés a fini par prendre ses distances, et ma belle-mère a recommencé à chercher notre présence.
Aujourd’hui, je réalise surtout qu’au sein d’une famille, les non-dits peuvent créer beaucoup de blessures. Une belle-mère et une belle-fille ne sont pas obligées de devenir des ennemies. Il faut du dialogue, des limites et surtout du respect pour que chacun puisse trouver sa place.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 24/07/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





