Lors d’une interview sur Walf TV, Ousmane Sonko a affirmé que son patrimoine se résumait à un salaire, une maison à la Cité Keur Gorgui et deux véhicules, se disant prêt à ce que l’OFNAC le rende public.
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Suite de l’article : Je ne peux m’empêcher de trouver cette déclaration trop minimaliste pour être honnête. Et si cette simplicité apparente cachait une réalité bien plus trouble ?
Au Sénégal, la déclaration de patrimoine des responsables publics est un sujet brûlant. L’OFNAC, chargé de lutter contre la corruption, est censé garantir cette transparence. Pourtant, force est de constater que les déclarations des membres du gouvernement, dont celle de Sonko, ne sont pas publiées, contrairement à celle du chef de l’État. Une opacité qui alimente les soupçons.
Sonko clame sa transparence, mais aucune preuve tangible n’étaye ses propos. Pire : des voix s’élèvent pour dénoncer une évolution suspecte de son patrimoine. Selon des sources médiatiques, il aurait déclaré zéro patrimoine en 2024, avant de déclarer 4,3 millions de FCFA deux ans plus tard, après son passage à la Primature. Une progression fulgurante pour un homme qui se dit si modeste. Comment expliquer un tel bond ? Aucune réponse claire n’est apportée.
De plus, l’OFNAC lui-même a été saisi pour enquêter sur des rumeurs de comptes occultes et de conflits d’intérêts. Neuf personnalités de son entourage ont d’ailleurs été épinglées pour des manquements à leurs obligations. Coïncidence ? Je n’y crois pas.
Si Sonko n’a « rien à cacher », pourquoi sa déclaration n’est-elle pas publique ? L’OFNAC justifie cette confidentialité par la loi, mais une transparence à sens unique n’est pas une transparence. Passer de zéro à 4,3 millions en deux ans, sans explication, est incompatible avec l’image d’un homme intègre. Où est passé l’argent ? Qui a financé ses activités politiques ? Si ses proches sont pointés du doigt pour des irrégularités, comment lui faire confiance ? Dans des démocraties comme la France ou le Canada, les responsables publics publient intégralement leurs déclarations. Au Sénégal, on se contente de promesses. Est-ce là le standard que nous méritons ?
En Afrique du Sud, les dirigeants publient leurs déclarations de patrimoine sans réserve. Au Rwanda, toute omission est sévèrement sanctionnée. Pourquoi le Sénégal ferait-il exception ? Sonko se targue de vouloir moderniser le pays, mais sa propre pratique de la transparence reste ancrée dans l’opacité.
Je ne remets pas en cause le droit de Sonko à la présomption d’innocence. Mais une déclaration de patrimoine aussi minimaliste, dans un contexte où ses proches sont mis en cause, est inadmissible. Si l’OFNAC avait les moyens de publier ces déclarations, pourquoi s’en priver ? La vraie transparence ne se limite pas à des mots. Elle exige des actes.
Alors, Ousmane Sonko, où sont les preuves ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 31/08/2026
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