Ce 1er octobre 2026, des milliers d’enfants maliens reprennent le chemin de l’école. Mais pour plus de 733 000 autres, cette rentrée n’aura tout simplement pas lieu.
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Suite de l’article : Selon les données du Cluster Éducation Mali, 2 444 écoles sur 11 860 sont fermées ou non fonctionnelles, soit plus d’une école sur cinq.
Il faut mesurer ce que représente réellement ce chiffre. Derrière les statistiques, il y a des enfants privés de cours, des enseignants empêchés de travailler, des familles déplacées et des communautés entières qui voient disparaître un espace essentiel de leur quotidien. Certaines écoles ont été attaquées, pillées ou détruites. D’autres sont devenues inutilisables parce que les populations qui les fréquentaient ont fui les violences.
Le plus inquiétant reste la progression. Le Mali comptait déjà plus de 1 100 écoles fermées en 2020, puis plus de 1 600 en 2021. En 2024, l’UNICEF évoquait plus de 1 700 établissements fermés, affectant plus de 522 000 enfants. Aujourd’hui, le nombre dépasse les 2 400. Autrement dit, le problème ne recule pas : il s’installe.
Dans certaines zones, la situation devient particulièrement alarmante. À Ménaka et dans le centre du pays, de nombreuses écoles restent hors service. Dans les territoires où l’insécurité domine, envoyer un enfant en classe ou demander à un enseignant de rejoindre son poste peut devenir un véritable risque.
Et le Mali n’est malheureusement pas un cas isolé. Au Burkina Faso, près de 15 000 écoles étaient fermées dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en 2025, conséquence des violences et des conflits. Au nord-est du Nigeria, la crise liée à Boko Haram a également provoqué des fermetures massives : l’UNICEF indique encore au moins 802 écoles fermées dans les États de Borno, Yobe et Adamawa.
C’est là que se trouve le véritable scandale : lorsqu’une école ferme, ce n’est pas seulement une année scolaire qui est perturbée. C’est une partie de l’avenir d’un enfant qui est suspendue.
Décréter une « Année de l’éducation et de la culture » donne un cap. Mais le défi est désormais de faire en sorte que ce slogan devienne une réalité dans les zones où les enfants sont encore privés de leur droit fondamental à apprendre.
Car une école fermée aujourd’hui peut devenir, demain, une génération laissée au bord du chemin.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 06/10/2026
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