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Une descente policière à l’école Momar Khary Diop à Yeumbeul Sud, voilà qui fait réfléchir sur l’état de nos établissements scolaires. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, un vigile a été surpris en train de consommer de la drogue dans une salle de classe transformée en fumoir. La situation soulève des questions inquiétantes sur la sécurité et le bien-être des élèves, et met en lumière les lacunes de notre système éducatif.
L’école est censée être un lieu d’apprentissage et de développement personnel, mais que se passe-t-il lorsque cet espace devient un lieu de consommation de drogue ? Le directeur de l’établissement a signalé des activités suspectes, ce qui a conduit à l’intervention des forces de l’ordre. Cette situation est loin d’être isolée : de nombreuses écoles se battent contre des problèmes similaires, mettant en avant la nécessité d’une vigilance accrue et de mesures préventives.
L’incident à l’école Momar Khary Diop est symptomatique d’un climat scolaire peu sécurisant. Le vigile, M. S., a été trouvé en possession de kush et de joints, une situation qui aurait pu être évitée avec une meilleure surveillance et des ressources adéquates. C’est un peu comme si l’on laissait une porte ouverte dans une maison, en espérant que les voleurs ne viendront pas. Les élèves, au lieu de se concentrer sur leurs études, se retrouvent exposés à des comportements déviants, ce qui nuit à leur éducation et à leur développement.
Premièrement, la présence de drogues dans les écoles est un indicateur alarmant de l’échec à instaurer un environnement sain. Selon des études, une école où la sécurité est compromise peut entraîner une baisse des performances académiques. En effet, des recherches montrent que les élèves qui se sentent en sécurité réussissent mieux. Deuxièmement, la coopération du vigile avec la police pour piéger son fournisseur met en lumière un autre problème : la désespérance et le manque de soutien qui peuvent pousser des individus à se compromettre. En somme, cette situation n’est pas seulement le fait d’un individu, mais le reflet d’un système éducatif en difficulté.
L’échec à instaurer un climat scolaire sain et sécuritaire est un reflet des lacunes dans notre système éducatif. Les incidents comme celui-ci ne devraient pas être une surprise, mais plutôt un appel à l’action. Les écoles doivent être équipées de moyens adéquats pour prévenir de tels comportements. Il est impératif de renforcer la formation des personnels éducatifs et de mettre en place des programmes de sensibilisation pour les élèves afin de créer un environnement où l’apprentissage peut prospérer sans crainte.
Des statistiques récentes révèlent que près de 20 % des élèves dans certaines régions ont été exposés à des drogues dans leur environnement scolaire. Cela pose la question de la responsabilité des autorités éducatives et des parents. Pourquoi ne pas investir davantage dans des programmes de prévention et de sensibilisation ? Des initiatives réussies dans d’autres pays montrent qu’une approche proactive peut réduire significativement ces problèmes.
L’incident à l’école Momar Khary Diop est un triste rappel de l’urgence de réformer notre système éducatif. Les faits sont là : un climat scolaire dégradé nuit non seulement aux élèves, mais à l’ensemble de la société. Il est temps de prendre conscience des lacunes existantes et de travailler ensemble pour créer un environnement scolaire sain et sécuritaire. Après tout, qui veut envoyer son enfant dans une école où les salles de classe se transforment en fumoirs ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Harona Diouf.
Mis en ligne : 22/12/2025
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