Féminicides au Sénégal : Les chiffres qui font froid dans le dos - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Maimouna | Publié le 09/01/2026 08:01:45

Féminicides au Sénégal : Les chiffres qui font froid dans le dos

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L’année 2025 s’achève au Sénégal avec un bilan tragique : les féminicides ont atteint des niveaux alarmants, transformant les foyers en lieux de souffrance et de mort. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), près de 30 % des femmes ont subi des violences au cours de l’année précédente. Ce climat de violence, où le mariage, censé être un refuge, devient une source de peur, soulève des questions cruciales sur la protection des femmes dans la société sénégalaise.

Les violences basées sur le genre, notamment les féminicides, sont devenues une réalité préoccupante au Sénégal. Les chiffres révèlent une tendance inquiétante : 31,9 % des femmes ont été victimes de violences au cours des cinq dernières années, et 70 % des femmes affirment avoir été victimes de violences au sein de leur couple. Ces statistiques soulignent une crise de confiance envers les institutions censées protéger les femmes, exacerbée par une culture de silence et de honte autour de ces violences.

L’année 2025 a été marquée par des événements tragiques qui ont choqué l’opinion publique. Le cas de Nogaye Thiam, décédée dans des circonstances tragiques alors qu’elle était mère d’un bébé, a illustré la douleur collective face à ces violences. De même, Mariama Ba a perdu la vie après avoir refusé des relations intimes, un acte qui lui a coûté cher dans un contexte où le corps des femmes est souvent considéré comme un bien. Ces histoires ne sont pas isolées, mais plutôt des reflets d’une réalité où la violence conjugale traverse toutes les couches sociales, comme le montre le cas de Dieynaba Ndiaye, battue par un médecin.

Les violences faites aux femmes ne se limitent pas à des cas isolés ; elles sont symptomatiques d’un système qui échoue à protéger les plus vulnérables. Les chiffres de l’ONU montrent qu’environ 50 000 femmes et filles ont été tuées dans le monde par un partenaire intime ou un membre de la famille en 2024, soit 137 par jour. Au Sénégal, l’absence de solutions concrètes pour lutter contre ce fléau exacerbe la situation. Les violences ne font pas la une des journaux, et celles qui se déroulent derrière des portes closes, même dans des milieux privilégiés, restent souvent invisibles.

L’article met en lumière une vision alarmante des violences faites aux femmes au Sénégal, tout en soulignant l’absence de solutions concrètes. Les statistiques alarmantes, comme les 30 % de femmes ayant subi des violences, témoignent d’une crise qui nécessite une action immédiate. Les drames récents, tels que ceux de Nogaye Thiam et Mariama Ba, illustrent l’urgence d’une prise de conscience collective. Le mariage, qui devrait être un symbole de protection, est devenu un lieu d’angoisse pour de nombreuses femmes, remettant en question les fondements mêmes de la société sénégalaise.

Les études menées par l’ANSD, en collaboration avec des agences internationales comme ONU Femmes, révèlent une réalité préoccupante. La violence à l’égard des femmes est un fléau mondial, mais au Sénégal, elle prend des formes particulièrement brutales. La stigmatisation des victimes et l’impunité des agresseurs aggravent la situation. Les témoignages de femmes qui souffrent en silence, souvent inaudibles dans le discours public, soulignent la nécessité d’une réforme sociale et judiciaire.

Le bilan de 2025 est alarmant : des femmes tuées, d’autres violentées, et une société qui semble impuissante face à cette tragédie. Les statistiques, les témoignages et les événements tragiques révèlent une crise profonde qui ne peut plus être ignorée. Le Sénégal doit faire face à cette réalité et agir pour changer le cours des choses, car tant que rien ne change, les foyers continueront d’être des cimetières silencieux pour les femmes victimes de violences.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Fallou B.
Mis en ligne : 09/01/2026

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