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Dans la station balnéaire de Saly Portudal, un incident a mis en lumière la vulnérabilité de certaines personnes et les dérives possibles de l’usurpation de fonction. Un homme identifié comme vigile a revêtu un uniforme de policier pour agresser et dépouiller une travailleuse du sexe, puis a été arrêté après une intervention policière. L’affaire interroge la sécurité locale et la confiance envers les figures d’autorité.
Les faits se sont produits le samedi 27 décembre, vers minuit, devant un bar de Saly Carrefour. L’homme, présenté comme M. Diallo Diop, marié et père de famille, était en service comme vigile selon les éléments du dossier. Vêtu d’uniforme de police, il a abordé une travailleuse du sexe nigériane nommée M. Ogoro et lui a demandé de lui remettre les revenus de la nuit. Après le refus de la victime, la situation a dégénéré en agression physique et en vol d’un téléphone portable et de 20 000 F CFA.
La scène révèle plusieurs niveaux de préoccupation. D’abord, l’utilisation d’uniformes officiels par des civils fragilise la visibilité de la vraie sécurité publique et sème la confusion parmi les populations. Ensuite, la victime appartient à une catégorie sociale exposée, dont la protection juridique et sociale est souvent insuffisante, ce qui rend l’agression d’autant plus grave sur le plan moral et pratique. Enfin, la rapidité d’intervention de la brigade de recherches montre que la présence policière sur le terrain peut encore jouer un rôle déterminant quand elle est effective.
L’enquête a dégagé des éléments contradictoires entre la version du mis en cause et les observations des agents. M. Diallo Diop a tenté d’expliquer le conflit comme un différend sur une somme moindre et a présenté l’uniforme comme un cadeau de son cousin adjudant. Les policiers, ayant assisté à la scène, ont poursuivi et interpellé le suspect avant de le conduire au commissariat de Saly Portudal. Le parquet de Mbour a estimé que les dénégations ne suffisaient pas, conduisant au placement sous mandat de dépôt pour vol avec violence et usurpation de fonction.
La situation pose des défis concrets pour la prévention et la prise en charge des victimes. La capacité des forces de l’ordre à repérer des usurpateurs dépend de la formation, de la coordination et de la confiance mutuelle avec la population locale. La vulnérabilité des travailleuses du sexe implique des réponses adaptées, médicales et juridiques, ainsi qu’une attention aux facteurs socioéconomiques qui exposent certaines personnes à l’extorsion. L’affaire montre aussi le besoin de procédures rapides pour sécuriser les témoins et conserver les preuves matérielles.
Les éléments publiés par la presse locale décrivent la chronologie des événements et les réactions des services judiciaires. La capture du suspect après une course-poursuite et sa présentation devant le parquet illustrent le fonctionnement des procédures pénales locales quand une infraction violente est constatée. Les autorités judiciaires ont retenu des chefs d’accusation qui correspondent aux actes reprochés sans effacer la nécessité d’une instruction complète.
L’affaire de Saly Portudal est simple dans ses faits et lourde dans ses implications. Elle rappelle que l’apparence d’autorité peut devenir un instrument d’abus et que certaines catégories sociales restent particulièrement exposées à la violence. La suite judiciaire devra éclairer la responsabilité individuelle et permettre une protection effective des victimes, tout en invitant à renforcer les moyens de contrôle des habilitations et la présence de la sécurité publique.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Ibrahim Diop.
Mis en ligne : 17/01/2026
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