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Trois employés de la Brioche Dorée du Zac Mbao ont été interpellés après la diffusion d’une vidéo montrant l’usage d’artifices pyrotechniques à l’intérieur de la boutique lors du réveillon, geste qui expose des clients et des collègues à un risque immédiat. Les prévenus, identifiés comme M. Aidara, M. M. Sow et A. K. Sène, sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, alors que le ministère de l’Intérieur avait annoncé une politique de « tolérance zéro » à l’occasion des fêtes. L’affaire pose une question directe sur la gestion des risques au sein de la franchise.
La scène filmée montre l’allumage d’artifices dans les locaux du commerce, situation contraire aux règles de sécurité incendie qui s’appliquent aux établissements recevant du public. L’utilisation de pétards à l’intérieur d’un lieu clos augmente le danger de brûlures, de projections et d’incendie, en plus de provoquer une panique possible parmi la clientèle. La loi pénale sanctionne la mise en danger de la vie d’autrui lorsque des comportements imprudents créent un risque grave pour les personnes, et les forces de l’ordre ont engagé des poursuites sur cette base. Le ministère de l’Intérieur avait prévenu que les infractions liées aux artifices seraient sanctionnées pendant la période de fin d’année.
La vidéo virale révèle plusieurs déficiences opérationnelles simultanées. D’abord, l’absence apparente de surveillance ou d’intervention de la part d’un responsable sur place laisse entendre que la chaîne n’a pas garanti l’application effective des consignes de sécurité. Ensuite, la présence d’artifices dans l’enceinte du magasin interroge sur la politique de stockage et de contrôle des objets dangereux au sein de la franchise. Enfin, la viralisation de la séquence montre un défaut de formation aux risques et à la communication de crise, puisque l’image négative s’est propagée avant toute réaction institutionnelle visible. Comparée à la norme attendue dans une enseigne nationale, la situation décrit un écart manifeste entre les procédures écrites et leur mise en œuvre. Comparée à d’autres incidents de sécurité commerciale qui ont entraîné des fermetures temporaires, l’impact réputationnel peut être durable pour la marque.
Les faits documentés renforcent l’idée d’une incapacité opérationnelle à protéger la clientèle. L’arrestation pour mise en danger de la vie d’autrui constitue une preuve judiciaire de gravité, et la diffusion publique de la vidéo amplifie le préjudice d’image. La qualification des auteurs comme ayant joué entre collègues, citée dans la vidéo sous la forme d’un aveu « c’était un jeu », n’annule pas la responsabilité pénale ni la responsabilité civile de l’employeur si des manquements aux règles de sécurité sont établis. La déclaration de « tolérance zéro » du ministère place la franchise face à une attente réglementaire élevée, et l’incident expose la marque à des sanctions administratives, à des actions civiles de clients et à une perte de confiance mesurable par les flux de clientèle.
Le comportement imprudent des salariés met en lumière la faiblesse du contrôle interne de la franchise et la vulnérabilité de la réputation commerciale. Les clients fréquentant un commerce de restauration rapide s’attendent à un environnement sûr ; l’emploi d’artifices à l’intérieur viole cette confiance élémentaire. Si la chaîne ne démontre pas des mesures correctives rapides—contrôles renforcés, formation du personnel, audits de sécurité—la crédibilité de la marque risque de se détériorer auprès du grand public et des autorités.
Des règles de sécurité incendie pour les établissements recevant du public interdisent l’usage d’artifices en intérieur et imposent des consignes de prévention, des exercices d’évacuation et des plans d’intervention. Des études sur la réputation des enseignes montrent que les incidents liés à la sécurité entraînent une baisse de fréquentation et une amplification négative sur les réseaux sociaux pendant des semaines. À l’international, des franchises ayant subi des épisodes de mauvaise gestion de sécurité ont été contraintes de revoir leurs procédures et de publier des engagements publics pour restaurer la confiance.
L’affaire de Zac Mbao présente des éléments factuels qui pointent vers une défaillance opérationnelle et une atteinte à la confiance des clients, confirmée par les poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui et par la viralité de la vidéo. La marque fait face à un risque légal et reputational tant que des preuves de remédiation concrètes ne seront pas communiquées et mises en œuvre, et la perception publique dépendra désormais de la capacité effective de la franchise à démontrer un contrôle réel de la sécurité dans ses points de vente.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Modou P.
Mis en ligne : 18/01/2026
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