Panique à Conakry : Fusillade à deux pas du palais présidentiel - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Afrique | Par Maimouna | Publié le 11/02/2026 01:02:10

Panique à Conakry : Fusillade à deux pas du palais présidentiel

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Des tirs automatiques ont retenti mardi matin 9 février près de la prison centrale de Conakry, dans le quartier administratif de Kaloum, à proximité du palais présidentiel, selon des témoins. Les coups de feu ont commencé peu avant 9 heures et ont duré environ une demi-heure; un dispositif policier et des forces spéciales ont ensuite bloqué l’accès routier.

Ces faits soulignent une faille de sécurité dans le cœur administratif de la capitale. La proximité immédiate de la prison au palais et à des zones civiles expose des populations et des institutions à des incidents qui devraient être maîtrisés par les services de sécurité.

Le quartier de Kaloum concentre les administrations, les ambassades et les résidences officielles; la prison centrale se trouve à quelques centaines de mètres du palais présidentiel. La situation est d’autant plus sensible que la présence de véhicules blindés a été signalée devant l’établissement.

Les tirs près de la prison centrale révèlent des lacunes opérationnelles précises dans la protection du palais présidentiel et de la population civile. D’abord, le déclenchement d’une fusillade à proximité d’un site hautement sensible met en évidence des failles de prévention: la détection précoce d’anomalies urbaines et le contrôle du périmètre n’ont manifestement pas empêché la survenue des coups de feu. Ensuite, la durée des échanges, estimée à plus de trente minutes par des riverains, interroge sur la rapidité d’intervention et sur la coordination entre les unités policières, les forces spéciales et les services de sécurité présidentielle.

La description d’un embouteillage et de civils fuyant la zone illustre l’impact direct sur la population. Un témoin, Thierno Balde, a déclaré: « J’ai entendu des tirs automatiques », ce qui donne une image concrète de la panique. Un autre riverain, Abdouramane Doukoure, a rapporté une fuite désordonnée due au blocage routier, ce qui traduit une faiblesse dans la gestion des flux urbains en situation d’urgence. Ces témoignages montrent que les dispositifs de protection n’ont pas protégé efficacement les civils au moment critique.

Sur le plan institutionnel, la présence visible d’un véhicule blindé des forces spéciales devant la prison n’efface pas l’impression de désorganisation initiale. La juxtaposition d’un point de détention et d’un centre administratif rappelle la comparaison avec d’autres capitales où les établissements pénitentiaires ont été éloignés des sièges gouvernementaux pour réduire les risques. Dans une autre métropole africaine, le transfert de prisons hors du centre-ville a réduit les incidents en zone sensible; ici, l’implantation urbaine maintient la vulnérabilité. De même, la comparaison avec des protocoles internationaux montre que des patrouilles mobiles, des contrôles d’accès renforcés et des systèmes de surveillance électroniques contribuent à une réponse plus proactive que l’action visible après les premiers tirs.

Les éléments factuels disponibles laissent supposer des manques dans la planification des scénarios de crise, dans la formation interservices et dans l’équipement de surveillance. Le blocage ultérieur de la route et le déploiement apparent des forces spéciales semblent réactifs plutôt que préventifs. Des questions demeurent sur la chaîne de commandement, sur le partage de l’information entre unités et sur la capacité à sécuriser simultanément un établissement pénitentiaire et les lieux officiels voisins.

Les événements de Kaloum constituent un signal d’alarme: des tirs à proximité de la prison centrale ont exposé des défaillances concrètes dans la protection du palais présidentiel et dans la sécurité des habitants. Les témoignages et l’observation d’un dispositif tardif pointent vers des insuffisances de prévention, de coordination et de gestion des urgences. La juxtaposition d’un centre pénitentiaire et d’un cœur administratif présente un risque continu qui invite à revoir sans délai les schémas de sécurité et les procédures opérationnelles.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Idrissa Diallo.
Mis en ligne : 11/02/2026

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