L’affaire du cabinet « UMU Technologies Beauty » à Mbao, où une patiente a frôlé la mort après une opération esthétique illégale, me révolte.
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Suite de l’article : Deux arrestations, des vies brisées, et toujours la même question : pourquoi le ministère de la Santé ne prend-il pas des mesures radicales ? Ce scandale n’est que la partie émergée d’un iceberg bien plus large : celui de l’exercice illégal de la médecine, des médicaments frauduleux et de l’inaction des autorités.
Le Sénégal compte entre 150 et 200 cliniques privées, mais combien sont clandestines ? À Rufisque, une pseudo-infirmière camerounaise a causé la mort d’un patient dans un cabinet illégal en mars 2026. À Ouakam, deux étrangers ont été arrêtés pour pratique illégale de la médecine. Et ce ne sont que les cas médiatisés. Pendant ce temps, les médicaments frauduleux, « pires que la drogue » selon des observateurs, continuent de circuler, tuant en silence. C’est intolérable.
À Mbao, Naya C, une esthéticienne sans diplôme légal, a osé pratiquer des actes médicaux avec un simple « stage en Chine » comme justification. Son assistant, un agent communautaire, a avoué exercer illégalement le rôle de chirurgien. Résultat : une patiente avec une inflammation grave, une autre sur le point de subir le même sort. Où étaient les contrôles ? Le matériel a été saisi… après le drame. Mais combien de vies faut-il encore mettre en danger avant d’agir ?
Chaque structure sanitaire doit être obligatoirement enregistrée et vérifiable en temps réel. Au Maroc, l’Ordre des médecins-dentistes tire déjà la sonnette d’alarme face à la multiplication des cabinets clandestins. Pourquoi pas nous ? En scannant un code à l’entrée d’un cabinet, le patient saurait immédiatement s’il est agréé par l’État. Simple, efficace, et déjà utilisé dans d’autres pays pour lutter contre la fraude. Les peines pour exercice illégal de la médecine doivent être alourdies. Aujourd’hui, les fraudeurs savent qu’ils risquent peu. C’est inacceptable.
En Inde, les cliniques doivent afficher un numéro d’enregistrement visible. En France, une plateforme officielle permet de vérifier l’agrément des professionnels de santé. Au Rwanda, les faux médicaments sont traqués via des systèmes de traçabilité électronique. Pourquoi le Sénégal attend-il ?
Je ne veux plus lire des histoires comme celle de Kh. Diouf, victime d’une esthéticienne incompétente. Je ne veux plus entendre parler de décès dans des cabinets clandestins. Le ministre de la Santé doit agir maintenant : accréditation stricte, QR codes de vérification, et tolérance zéro. Les Sénégalais méritent mieux que des promesses. La santé n’est pas un business, c’est un droit. Et ce droit, aujourd’hui, est bafoué.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 13/06/2026
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