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Je ne veux plus entendre parler de demi-mesures, de circonstances atténuantes, ou de débats juridiques alambiqués. Quand un homme viole sa nièce de 12 ans, la transforme en objet sexuel, et ose justifier son crime par la frustration que lui cause son épouse, il ne mérite ni pitié, ni clémence, ni espoirs de réinsertion. Je réclame la prison à vie et les travaux forcés pour S. Baldé. Pas par soif de vengeance, mais parce que certaines horreurs ne peuvent – et ne doivent – trouver aucune excuse dans notre société. Voici pourquoi.
L’histoire de R. Baldé me révolte. Une fillette de 12 ans, orpheline, confié à son oncle pour être protégée, violée à répétition parce que ce dernier, frustré par son épouse, a décidé qu’elle serait son exutoire. Comment peut-on encore tergiverser face à un tel crime ? Comment peut-on envisager une peine qui ne soit pas la plus sévère possible ? Je ne l’accepte pas. La prison à vie n’est pas une option, c’est une nécessité. Et les travaux forcés ne sont pas une punition médiévale, mais une réponse proportionnelle à l’atrocité de ses actes.
Je ne crois pas aux excuses. Ni à la « frustration », ni à la « pauvreté », ni à la « promiscuité ». Un homme qui viole un enfant sait parfaitement ce qu’il fait. Il choisit de briser une vie, de voler une enfance, de laisser des cicatrices indélébiles. Pour ces crimes-là, il n’y a pas de rédemption possible. Il n’y a que la certitude qu’un tel individu ne doit plus jamais avoir l’opportunité de nuire.
Le Sénégal a adopté en 2020 une loi criminalisant le viol et la pédophilie, avec des peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité. Pourtant, dans les faits, les peines prononcées sont souvent bien en deçà de ce que la loi permet. Les circonstances atténuantes pleuvent, les agresseurs bénéficient de réductions de peine, et les victimes restent seules avec leur douleur. Je n’en peux plus de cette hypocrisie. Si la loi prévoit la perpétuité, alors qu’elle soit appliquée. Sans compromis. Sans pitié.
Et si les travaux forcés ont été abolis, c’est parce qu’ils étaient jugés inhumains. Mais qu’y a-t-il d’humain dans le viol d’une enfant ? Qu’y a-t-il d’humain dans le calvaire de R. Baldé ? Je ne veux pas d’une justice qui protège les bourreaux au nom de principes abstraits. Je veux une justice qui protège les enfants, coûte que coûte. Si cela signifie rétablir les travaux forcés pour les crimes les plus odieux, alors qu’on le fasse. Parce que certains actes méritent une réponse sans faiblesse.
On me dira que la prison à vie ne réduit pas la criminalité. Que les travaux forcés sont inefficaces. Peut-être. Mais je sais une chose : l’impunité, elle, est un terreau fertile pour les prédateurs. Tant que les agresseurs sauront qu’ils pourront s’en tirer avec des peines légères, ils continueront à agir. La perpétuité, c’est un message clair : certains crimes ne seront jamais tolérés. Certains crimes vous excluent à jamais de la société.
Je regarde autour de moi, et je vois trop de cas comme celui de R. Baldé. Trop de fillette violées, trop de familles brisées, trop de vies détruites. Je ne veux plus attendre que la société change, que les mentalités évoluent. Je veux que la justice frappe fort, maintenant, pour que les autres S. Baldé potentielles y réfléchissent à deux fois avant d’agir.
Certains me parleront de réinsertion, de programmes psychologiques, de seconde chance. Mais je pose la question : comment réinsérer un homme qui a violé sa nièce de 12 ans ? Comment lui faire confiance à nouveau ? Comment garantir qu’il ne récidivera pas ?
Je ne suis pas dupe. La réinsertion, c’est bien pour les petits délits, pour les erreurs de jeunesse. Mais pour un crime aussi grave, aussi prémédité, aussi cynique, il n’y a pas de place dans notre société. La prison à vie, c’est la seule façon de s’assurer qu’il ne fera plus jamais de mal. Les travaux forcés, c’est la seule façon de lui faire payer, concrètement, le mal qu’il a infligé.
Je pense à R. Baldé, à son silence, à sa peur, à sa honte. Je pense à toutes les autres victimes qui n’osent pas parler, par peur des représailles, par peur de ne pas être crues. Je veux qu’elles sachent que la justice est de leur côté. Que leur bourreau ne s’en tirera pas avec une peine symbolique. Que leur souffrance compte plus que les droits de celui qui l’a causée.
Je ne veux plus de cette justice molle, qui hésite, qui temporise, qui trouve toujours une excuse pour adoucir les peines. Je veux une justice qui assume sa colère, qui assume sa fermeté. Une justice qui dit : « Assez. »
Je ne demande pas la lune. Je demande simplement que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Que les crimes les plus odieux soient punis comme ils le méritent. Que les victimes puissent enfin croire en la justice.
Pour S. Baldé, je réclame la prison à vie et les travaux forcés. Pas par haine, mais par devoir. Parce que si nous ne sommes pas capables de protéger nos enfants, alors à quoi bon toutes nos belles lois, tous nos beaux discours ?
La perpétuité et les travaux forcés ne sont pas du « n’importe quoi ». C’est le minimum que nous devions à R. Baldé. C’est le minimum que nous nous devions, en tant que société.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Babacar Diop.
Mis en ligne : 27/01/2026
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