L’article publié récemment sur la nomination de Jean-Jacques Ndala comme arbitre central de la finale aller de la Ligue des champions africaine entre Mamelodi Sundowns et l’AS FAR a suscité une vague d’incompréhension et de colère au sein du Comité exécutif de la CAF.
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Suite de l’article : Je ne peux m’empêcher de partager cette indignation. En effet, cette décision illustre une fois de plus l’incapacité de la Confédération africaine de football (CAF) à tirer les leçons de ses erreurs passées. Comment une institution censée incarner l’excellence et l’équité peut-elle persister dans des choix aussi contestables ?
La CAF traverse une période tumultueuse depuis des mois, marquée par des scandales à répétition et une gouvernance souvent remise en question. La finale de la CAN 2025, entachée par des décisions arbitrales controversées, aurait dû servir de signal d’alarme. Pourtant, force est de constater que rien n’a changé. Le départ de Véron Mosengo Omba, poussé vers la sortie par la FIFA, semble avoir été perçu comme une solution miracle, alors qu’il n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. Le système, lui, reste intact, avec ses dysfonctionnements et ses logiques opaques.
La nomination de Jean-Jacques Ndala, arbitre déjà au cœur d’une polémique lors de la finale Maroc-Sénégal, est le symbole de cette inertie. Comment justifier qu’un arbitre, dont la crédibilité a été ébranlée, soit à nouveau choisi pour une finale majeure ? Pire encore, cette décision intervient alors que la FIFA elle-même a choisi de ne pas le retenir pour la prochaine Coupe du monde. Une exclusion qui, normalement, aurait dû sonner comme un avertissement pour la CAF.
L’article révèle des échanges tendus au sein du Comité exécutif, où des figures comme Samuel Eto’o, Faizal Sidat ou encore Augustin Senghor ont exprimé leur mécontentement. Même Idriss Diallo, habituellement discret, a rejoint le chœur des protestataires. Ces réactions ne sont pas anodines : elles traduisent une défiance profonde envers une institution qui semble avoir perdu le sens des priorités.
La question qui se pose est simple : comment la CAF peut-elle prétendre vouloir restaurer sa crédibilité tout en maintenant en poste des responsables comme Olivier Safari, dont l’ingérence avérée lors de la finale Maroc-Sénégal a été publiquement reconnue ? Ce dernier, rappelons-le, avait admis avoir demandé à Ndala de ne pas appliquer le règlement, notamment en ce qui concerne les cartons jaunes pour les joueurs sénégalais ayant quitté le terrain. Une telle admission devrait, en toute logique, entraîner des sanctions. Pourtant, rien.
La CAF donne l’impression de naviguer à vue, sans véritable volonté de réforme. En maintenant Ndala dans un rôle aussi crucial, elle envoie un message désastreux : les erreurs du passé n’ont aucune conséquence, et les logiques internes priment sur l’intégrité du jeu. Cette décision n’est pas seulement une erreur, c’est une provocation.
Comparons cette situation à celle d’autres fédérations sportives, comme l’UEFA ou la FIFA, qui, malgré leurs défauts, ont su prendre des mesures fortes pour restaurer la confiance. Par exemple, après des scandales d’arbitrage, l’UEFA a mis en place des mécanismes de transparence et de redevabilité. La CAF, elle, semble préférer l’immobilisme, comme si elle était convaincue que le temps effacerait les controverses.
La polémique autour de Jean-Jacques Ndala n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une série de décisions incompréhensibles qui minent la crédibilité de la CAF. En refusant de tirer les leçons du passé, l’institution prend le risque de perdre définitivement la confiance des acteurs du football africain et des supporters.
Je suis convaincu qu’il est temps pour la CAF de faire preuve de courage et de lucidité. Les demi-mesures et les compromis ne suffiront plus. Il est impératif de mettre en place des réformes profondes, de sanctionner les responsables des erreurs passées et de garantir que l’arbitrage soit à la hauteur des enjeux. Sinon, la CAF continuera de s’enfoncer dans une crise de légitimité dont elle sera la seule responsable.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 15/05/2026
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