Dans une publication récente sur X, le journaliste Madiambal Diagne a révélé une bombe : PETROSEN, la société pétrolière nationale, serait sommée par un consortium de créanciers de régler 165 milliards de FCFA d’ici le 27 mai 2026.
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Suite de l’article : Pire, le président Bassirou Diomaye Faye aurait échoué à obtenir le soutien de la BOAD, déjà engagée dans le remboursement des Eurobonds sénégalais. Je ne peux que m’alarmer de cette situation, symbole d’une gestion financière opaque et hasardeuse.
PETROSEN, fleuron stratégique du Sénégal, est censée incarner la souveraineté énergétique du pays. Pourtant, les révélations de Madiambal Diagne s’ajoutent à une série de zones d’ombre déjà pointées du doigt. Selon un audit réalisé entre 2024 et 2025, des insuffisances criantes en matière de transparence et de traçabilité budgétaire ont été identifiées, notamment des financements opaques entre 2021 et 2023, pour un montant total de 117,54 milliards de FCFA. Comment une entreprise aussi cruciale peut-elle fonctionner avec une telle opacité ?
L’absence de réaction officielle de PETROSEN, de la BOAD ou des autorités est révélatrice. Silence radio. Pourtant, les faits sont accablants : des écarts financiers non expliqués, des financements non documentés, et maintenant, une dette colossale à honorer dans quelques jours. Le Sénégal, déjà sous pression avec des remboursements d’Eurobonds estimés à 1 858 milliards de FCFA en 2026, peut-il se permettre un nouveau scandale financier ?
La comparaison avec d’autres pays africains est édifiante. Le Ghana, confronté à une crise de dette similaire, a dû restructurer sa dette publique pour éviter le défaut de paiement. Le Sénégal, lui, semble persister dans le déni, malgré les avertissements répétés des auditeurs et de la société civile.
Premièrement, l’opacité n’est pas une option pour une entreprise publique. Les citoyens sénégalais méritent des comptes clairs sur l’utilisation des fonds, surtout dans un secteur aussi stratégique que le pétrole.
Deuxièmement, l’incapacité à honorer cette dette pourrait aggraver la crise économique. Avec des remboursements d’Eurobonds déjà lourds, un défaut de PETROSEN enverrait un signal désastreux aux investisseurs et aux partenaires internationaux.
Enfin, l’inaction des autorités est inacceptable. Pourquoi le président Faye n’a-t-il pas pu obtenir le soutien de la BOAD ? Pourquoi PETROSEN ne communique-t-elle pas ? Ces silences alimentent les doutes sur la gouvernance et la crédibilité de l’État.
Je le dis sans détour : la situation de PETROSEN est le symptôme d’un système malade. Entre opacité, dettes non maîtrisées et absence de communication, le Sénégal joue avec le feu. Il est urgent que les autorités clarifient cette affaire, sous peine de voir la confiance des Sénégalais et des partenaires internationaux s’effondrer.
Le temps des secrets est révolu. PETROSEN doit rendre des comptes, et l’État doit assumer ses responsabilités. Sinon, ce ne sont pas 165 milliards qui seront perdus, mais bien l’avenir économique du pays.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 25/05/2026
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