Je ne peux rester indifférent face au scandale qui secoue actuellement le football sénégalais. L’article de Libération révélant la garde à vue d’Amara Traoré, accusé d’abus de confiance par Souleymane Diawara pour une somme de 40 millions de FCFA, m’a profondément choqué.
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Suite de l’article : Deux légendes des Lions de la Teranga, symboles d’excellence et d’honnêteté, s’affrontent aujourd’hui devant la justice. Je dénonce avec fermeté les lacunes criantes de contrôle dans les projets immobiliers impliquant des célébrités, qui exposent les investisseurs à des risques inacceptables.
Au Sénégal, comme dans de nombreux pays africains, les célébrités, surtout les anciens sportifs, bénéficient d’une aura particulière. Leur notoriété leur ouvre des portes, mais aussi des tentations. Les projets immobiliers, souvent perçus comme des placements sûrs, deviennent des pièges lorsque la confiance l’emporte sur la rigueur. L’affaire Traoré-Diawara n’est malheureusement pas un cas isolé.
En 2025, une femme a été inculpée en France pour avoir escroqué près de 100 personnes, principalement des Sénégalais de la diaspora, via de faux projets immobiliers en Afrique de l’Ouest, avec un préjudice dépassant 1,2 million d’euros (Le Soir, 2025). Ces scandales répétitifs révèlent un système où l’absence de mécanismes de vérification indépendants et d’obligations contractuelles strictes permet aux fraudes de prospérer.
Dans cette affaire, Souleymane Diawara affirme avoir confié 40 millions de FCFA à Amara Traoré pour acheter une parcelle… qui n’a jamais été acquise. Pire, l’argent n’a jamais été restitué. La défense de Traoré, qui prétend avoir remis les fonds au frère (décédé) de Diawara, soulève une question cruciale : où sont les preuves ? Où sont les contrats signés, les reçus, les traces écrites ? Dans un pays où les transactions informelles restent courantes, surtout entre personnalités influentes, l’absence de cadre juridique solide est une porte ouverte aux abus.
Les enquêteurs se heurtent à une impasse : sans documents tangibles, la parole contre la parole prévaut. C’est précisément ce vide juridique que je condamne. Comment des sommes aussi importantes peuvent-elles circuler sans trace écrite ? Pourquoi les célébrités, souvent sollicitées pour des investissements, ne sont-elles pas soumises à des audits systématiques ?
Les projets immobiliers impliquant des fonds publics ou des personnalités connues doivent être soumis à des audits indépendants. En Albanie, des manifestations massives ont éclaté contre un projet immobilier lié à Ivanka Trump, accusé de menacer une réserve naturelle. Résultat ? Un moratoire a été imposé pour geler les constructions dans les zones protégées (AFP, 2026). Pourquoi le Sénégal n’adopterait-il pas des mesures similaires pour les transactions impliquant des célébrités ?
En France, les escroqueries immobilières sont passibles de 7 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Au Sénégal, les sanctions restent souvent symboliques. Il est temps d’aligner notre législation sur les standards internationaux pour protéger les investisseurs, surtout les plus vulnérables.
Les Sénégalais de l’étranger, comme les victimes de la tontine frauduleuse du Val-d’Oise (830 millions de FCFA détournés), sont systématiquement ciblés (Atlantic Actu, 2025). Leur confiance dans les figures locales est exploitée sans pitié. Assez ! Il faut des cellules spécialisées pour vérifier l’authenticité des projets avant tout investissement.
Je ne remets pas en cause l’héritage sportif d’Amara Traoré ou de Souleymane Diawara. Mais ce scandale doit servir de déclic. Les lacunes de contrôle dans les projets immobiliers impliquant des célébrités ne sont plus tolérables. Je réclame :
Des obligations contractuelles strictes pour toute transaction impliquant des fonds importants. Des mécanismes de vérification indépendants avant, pendant et après les projets. Des sanctions exemplaires pour dissuader les fraudeurs.
Le football nous a unis. Ne laissons pas l’argent nous diviser. La protection des investisseurs, qu’ils soient stars ou simples citoyens, doit devenir une priorité nationale. Car sans justice, il n’y a pas de confiance. Et sans confiance, il n’y a pas de développement.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/07/2026
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