Le Maroc a été éliminé par la France 0-2 en quart de finale jeudi 9 juillet 2026 à Boston, mettant fin au parcours du dernier représentant africain dans la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
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Suite de l’article : Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont inscrit les deux buts pour les Bleus. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, avait auparavant éliminé les Pays-Bas aux tirs au but puis battu le Canada 3-0 en huitièmes.
La FIFA a considéré cette édition comme la «meilleure campagne continentale en termes de qualifications pour la phase à élimination directe depuis la création de la Coupe du monde», un bilan chiffré qui coexiste avec l’absence d’équipe africaine dans le dernier carré.
Pour la première fois dans un Mondial à 48 équipes, neuf des dix représentants africains ont atteint la phase à élimination directe, seule la Tunisie n’ayant pas franchi les groupes.
Malgré ce record d’accès aux seizièmes, la suite du tournoi a mis en lumière des limites nettes. Cinq sélections africaines ont été éliminées dès les seizièmes de finale: le Sénégal après prolongation contre la Belgique (2-3), l’Afrique du Sud contre le Canada (0-1), la Côte d’Ivoire contre la Norvège (1-2), l’Algérie contre la Suisse (0-2) et la République démocratique du Congo contre l’Angleterre (1-2). Ces défaites montrent des écarts de score souvent minces mais décisifs face à des nations mieux classées ou plus expérimentées sur la scène mondiale.
En huitièmes de finale, plusieurs confrontations contre des grandes équipes ont confirmé cette tendance. Le Cabo Verde, pour sa première participation, a cédé face à l’Argentine après prolongation (2-3), et le Ghana a été battu par la Colombie (0-1). L’Égypte a été éliminée par l’Argentine sur le score de 3-2 à Atlanta, tandis que le Maroc a vu son aventure s’arrêter face à la France en quarts. Au total, aucun pays africain n’a réussi à franchir la barrière des demi-finales, malgré des prestations souvent vaillantes.
Les chiffres parlent: neuf équipes africaines qualifiées pour la phase à élimination directe, cinq sorties dès les seizièmes, et zéro présence dans le dernier carré. La juxtaposition de ces données explique la critique formulée par certains observateurs: une performance collective chiffrée mais sans percée au plus haut niveau. En comparaison avec 2022, où le Maroc avait atteint les demi-finales, le bilan sportif 2026 apparaît contrasté. La République démocratique du Congo, qualifiée pour la deuxième phase finale après 1974, a livré une prestation saluée malgré l’élimination, ce qui illustre la progression de nouvelles nations tandis que d’autres équipes peinent encore à franchir l’étape supérieure.
L’examen des rencontres montre des motifs récurrents: difficultés à concrétiser les occasions décisives face aux grandes sélections, défenses vulnérables lors des moments clés, et incapacité à imposer un rythme sur l’ensemble des matchs à élimination directe. Ces éléments restent mesurables par les scores et les temps forts des rencontres plutôt que par des jugements subjectifs.
En synthèse, le bilan africain au Mondial 2026 est double: records d’accès aux phases finales et éliminations précoces contre des équipes de premier plan. La statistique officielle de la FIFA met en lumière une avancée collective, tandis que l’absence d’un représentant dans les demi-finales interroge sur la capacité des sélections africaines à transformer la participation en performances profondes. Le contraste entre chiffres et résultats invite à une lecture prudente des succès apparents.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Mounass N.
Mis en ligne : 28/07/2026
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