Rentrée scolaire à Matam : 328 enseignants manquent encore à l’appel - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Education | Par Maimouna | Publié le 22/09/2026 02:09:30

Rentrée scolaire à Matam : 328 enseignants manquent encore à l’appel

L’inspecteur de l’éducation et de la formation de Matam, Al Housseynou Kâ, a déclaré le jeudi 17 septembre 2026, lors d’un comité départemental de développement préparatoire à la rentrée scolaire 2026-2027, que la région fait face à un déficit de 328 enseignants.

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Suite de l’article : Il a précisé que les besoins ont été transmis à la Direction des ressources humaines du ministère et que les dossiers sont déposés et en attente de confirmation. Selon l’IEF, ce déficit est réparti en 200 postes pour l’élémentaire, 78 pour le moyen-secondaire et 50 pour le préscolaire.

Ce constat a été formulé en présence de l’adjoint au sous-préfet de Ogo, des acteurs de l’éducation et des associations de parents d’élèves. L’inspection a également signalé des difficultés liées aux infrastructures scolaires, ce qui ajoute une contrainte matérielle à l’insuffisance des effectifs.

Le chiffre global de 328 enseignants prend une importance aggravée par le calendrier : la déclaration intervient à quelques jours de l’ouverture officielle des classes pour l’année 2026-2027. Avec 200 des postes vacants affectant l’enseignement élémentaire, plus de 60 pour cent du déficit cible le premier cycle, tandis que le moyen-secondaire représente environ un quart et le préscolaire un peu moins de 16 pour cent. L’IEF a résumé la situation par une formule lapidaire: « C’est un déficit très important. » L’inspecteur a aussi dit: « Nous comptons sur la Direction des ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale qui va nous envoyer des enseignants. »

L’analyse factuelle montre plusieurs points de tension. D’abord, la transmission des besoins à la Direction des ressources humaines figure comme démarche accomplie, mais l’absence de confirmation empêche les affectations formelles et les prises de fonction. Ensuite, la concentration du besoin sur le primaire crée un déséquilibre structurel : les écoles élémentaires devront absorber la majorité des élèves sans corps enseignant complet. Enfin, les difficultés d’infrastructure signalées par l’IEF réduisent la marge de manœuvre pour des solutions locales, comme l’ouverture de classes temporaires ou la redistribution d’espaces.

Les arguments fondés sur ces éléments montrent que la capacité administrative du ministère à répondre à l’urgence est mise à l’épreuve. Les dossiers déposés sans validation immédiate traduisent un décalage entre l’identification des besoins et la mise en œuvre des affectations. Le temps restant avant la rentrée constitue un facteur aggravant : la proximité de la date limite limite les possibilités de recrutement rapide ou de remplacement. Comparé à une situation où les affectations seraient confirmées plusieurs semaines auparavant, le délai actuel réduit significativement les options opérationnelles pour l’IEF et les chefs d’établissement.

Des comparaisons internes éclairent la portée du problème. D’une part, la proportion élevée de postes vacants dans le primaire contraste avec la part moindre du préscolaire, ce qui indique une pression accrue sur l’enseignement fondamental. D’autre part, la procédure suivie — transmission des besoins puis attente de confirmation — met en évidence une chaîne administrative qui, pour l’instant, n’a pas abouti à des solutions effectives sur le terrain.

Des éléments complémentaires rapportés lors de la réunion montrent que les acteurs locaux ont formalisé leurs demandes et que les associations de parents d’élèves sont mobilisées, ce qui confère à la situation un caractère public et urgent. Les constats de l’IEF associent clairement manque d’enseignants et insuffisance d’infrastructures comme les principaux enjeux de la rentrée.

La synthèse factuelle est simple et préoccupante : à quelques jours de la rentrée 2026-2027, Matam affiche 328 postes non pourvus, des dossiers envoyés à la Direction des ressources humaines et des infrastructures scolaires insuffisantes. Ces éléments, tous documentés lors du comité départemental de développement, traduisent une incapacité opérationnelle à assurer la continuité normale des cours sans affectations confirmées. Les familles, les équipes pédagogiques et les autorités locales se trouvent ainsi en attente d’une décision administrative susceptible de déterminer le déroulement immédiat de la scolarité dans la région.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Safiatou D.
Mis en ligne : 21/09/2026

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