Le décompte des victimes continue d’augmenter à Saint-Louis. Dans son édition du samedi 18 janvier, Le Soleil révèle que la brèche de Saint-Louis a causé pas moins de 11 décès en une semaine.
Le bilan de cette tragédie, cependant, ne cesse de s’alourdir depuis la création du canal de délestage en 2003. Selon les estimations, entre 500 et 650 vies auraient été perdues en 22 ans, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la menace pesant sur cette ville tricentenaire.
Le canal, initialement creusé en 2003 pour protéger l’île des montées des eaux menaçant de la submerger, a progressivement évolué en un véritable fléau. Ce dernier, d’abord une simple brèche de 4 mètres, s’est élargi à 15 kilomètres au fil des années, transformant la zone en un gouffre fatal pour les habitants. À ce jour, les pêcheurs, qui l’utilisent comme un raccourci, ainsi que l’écosystème local, payent un lourd tribut.
Les conséquences de ce canal, désormais comparé à un « cancer se métastasant dans un corps », sont dramatiques. L’écart croissant entre le fleuve et l’océan Atlantique menace non seulement la sécurité des populations, mais aussi l’environnement. Le constat est alarmant : à chaque tragédie, un peu plus de terre est engloutie dans ce gouffre, un gouffre qui continue de réclamer des vies humaines.
Article écrit par : Cira Sow
Mis en ligne : 18/01/2025
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