CAN 2025 : Le Sénégal a raison de défendre Pape Thiaw - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Sport | Par Eva | Publié le 02/02/2026 12:02:00

CAN 2025 : Le Sénégal a raison de défendre Pape Thiaw

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La Confédération africaine de football (CAF) a récemment infligé des sanctions sévères au sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, le suspendant pour cinq matchs et lui imposant une amende de 100 000 dollars, soit environ 54 millions de francs CFA. Cette décision, prise à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 contre le Maroc, a suscité l’indignation au Sénégal. Le gouvernement, par la voix de la ministre des Sports Khady Diene Gaye, a annoncé son intention de faire appel, affirmant que Thiaw s’est « comporté en vrai patriote ».

Cette réaction est non seulement légitime, mais nécessaire : les sanctions infligées à Thiaw et à l’équipe nationale sont disproportionnées, injustes, et risquent de ternir l’éclat d’un deuxième sacre historique pour les Lions de la Teranga.

La finale de la CAN 2025, remportée par le Sénégal 1-0 après prolongation, a été marquée par des tensions extrêmes. À la 94e minute, l’arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc, décision contestée par les Sénégalais. Sous l’impulsion de leur entraîneur, les joueurs ont brièvement quitté le terrain, avant de revenir et de remporter le match. Les images de supporters tentant d’envahir la pelouse, de joueurs marocains et sénégalais s’affrontant verbalement, et d’un climat général de chaos ont choqué l’Afrique et le monde du football. Pourtant, c’est bien le Sénégal qui a été le plus lourdement sanctionné : suspension de Thiaw, amendes colossales pour la fédération, et peines pour deux de ses joueurs. Le Maroc, pays hôte, a également été épinglé, mais dans une moindre mesure.

La CAF justifie ses sanctions par des « comportements antisportifs » et une « atteinte à l’image du football ». Pourtant, il est difficile de ne pas voir dans cette décision une forme de sévérité excessive, voire d’injustice. Pape Thiaw a agi sous le coup de l’émotion, défendant l’honneur de son équipe et de son pays face à une décision arbitrale perçue comme injuste. Quitter le terrain était un acte de protestation, certes radical, mais compréhensible dans un contexte aussi tendu. Par ailleurs, les supporters sénégalais, bien que trop passionnés, n’ont pas été les seuls à commettre des écarts : les ramasseurs de balles marocains, l’utilisation de lasers, et l’invasion de la zone VAR par le staff marocain ont également été sanctionnés, mais avec une clémence relative.

Premièrement, la suspension de cinq matchs pour Thiaw est démesurée. Aucun précédent dans l’histoire récente de la CAN ne montre une sanction aussi lourde pour un entraîneur ayant réagi à une décision arbitrale controversée. Deuxièmement, l’amende de 100 000 dollars, alors que Thiaw a immédiatement appelé à rediriger les dons de ses supporters vers des causes plus urgentes, révèle une absence de proportionnalité. Enfin, le Sénégal, double champion d’Afrique, mérite mieux qu’une punition qui semble plus motivée par l’exemple que par la justice sportive. Les Sénégalais, unis derrière leur sélectionneur, ont montré que Thiaw incarne bien plus qu’un simple technicien : il est le symbole d’une nation fière et déterminée.

En 2019, lors de la CAN en Égypte, l’Algérie avait connu des incidents similaires après sa victoire en finale. Les sanctions avaient été bien moins lourdes. De même, lors de la Coupe du Monde 2022, des comportements bien plus graves n’avaient pas entraîné de telles conséquences pour les sélectionneurs ou les fédérations concernées. Pourquoi le Sénégal, champion en titre, est-il traité avec une telle rigueur ?

Le gouvernement sénégalais a raison de faire appel. Défendre Pape Thiaw, c’est défendre l’équité, la fierté nationale, et le droit de contester une injustice sans être écrasé par des sanctions disproportionnées. Les Lions de la Teranga ont écrit une page glorieuse de l’histoire du football africain ; il serait injuste que cette victoire soit éternellement associée à une punition excessive. La CAF doit revoir sa copie, et le Sénégal, soutenu par ses millions de fans, ne doit pas lâcher prise. La bataille de Thiaw est celle de tout un peuple.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 02/02/202
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