« Je souris en public, mais je pleure en silence » : Elle raconte tout - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Confidence | Par Eva | Publié le 22/05/2026 10:05:15

« Je souris en public, mais je pleure en silence » : Elle raconte tout

Je vais l’appeler X. Elle a 28 ans, mère de deux enfants, sans emploi. Depuis quelques années, elle partage sa vie avec Y, 38 ans, fonctionnaire d’État.

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Suite de l’article : Vu de l’extérieur, beaucoup pensent sûrement qu’elle mène une vie stable. Un mari qui travaille, une famille, des enfants… mais derrière cette façade, elle dit vivre un véritable enfer émotionnel.

« Depuis notre mariage, c’est problème sur problème », confie-t-elle avec une douleur difficile à cacher. Les disputes sont devenues une habitude dans son foyer. Selon elle, les insultes touchent souvent sa personne, mais aussi sa famille. Sa mère, raconte-t-elle, est régulièrement prise pour cible dans les conflits conjugaux. À cela s’ajoutent des violences verbales répétées et parfois des gestes qu’elle décrit comme humiliants et destructeurs.

Le plus dur pour elle, ce n’est pas seulement le manque d’entente. C’est surtout le sentiment d’être ignorée dans son propre mariage. « Il ne tient jamais compte de mes suggestions », explique-t-elle. Elle affirme que son mari gère seul l’argent du ménage sans véritable dialogue, alors que les difficultés du quotidien s’accumulent. Malgré les revenus importants déjà perçus par son époux, elle dit ne voir aucune amélioration concrète dans leur vie familiale.

Au fil du temps, certains comportements ont fini par profondément la marquer. Lors des disputes, elle raconte être parfois privée d’argent ou voir certains cadeaux repris sous le coup de la colère. Deux fois, dit-elle, ses téléphones ont été jetés dehors après des altercations. Des gestes qui l’ont blessée bien au-delà du matériel.

Mais ce qui semble la faire le plus souffrir reste le climat familial autour de son mariage. Elle affirme ne s’être jamais sentie acceptée par certains proches de son mari. Selon elle, des membres de la famille encourageraient même une séparation au lieu d’apaiser les tensions. Une situation qui nourrit chez elle un profond sentiment de solitude.

Un épisode l’a particulièrement troublée. Lors d’un séjour au village de son mari, un homme en état d’ébriété lui aurait lancé devant plusieurs personnes : « Quitte cet homme, ce n’est pas ton mari. » Puis il aurait ajouté à l’attention de son époux : « Le vrai mari de cette femme est ailleurs. » Depuis ce jour, ces paroles tournent sans cesse dans sa tête.

Pourtant, à l’extérieur, rien ne paraît. X continue de sourire, de prendre soin d’elle et de faire bonne figure devant les autres. « Je ne veux rien laisser paraître », dit-elle. Mais intérieurement, elle avoue se sentir épuisée et détruite à petit feu.

Aujourd’hui, elle se pose des questions que beaucoup de femmes vivent en silence au Sénégal. Peut-on recommencer sa vie après un mariage douloureux ? Peut-on partir quand il y a des enfants ? Et surtout, comment concilier sa foi, ses valeurs et sa souffrance quotidienne ?

Son témoignage rappelle une réalité souvent cachée : derrière certains foyers que l’on croit stables, des femmes vivent dans une détresse psychologique profonde. Et parfois, le plus difficile pour elles n’est pas seulement de partir… mais d’oser parler.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 22/05/202
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