L’article rapportant que la députée Maimouna Bousso, blessée en mission parlementaire, s’est envolée à l’étranger pour des soins, tout en adressant des messages de stabilité à Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, m’a laissé un goût amer.
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Suite de l’article : Je ne peux m’empêcher de souligner l’hypocrisie criante de cette situation. Si le PASTEF revendique un patriotisme intransigeant, comment justifier qu’une simple blessure — sur la joue, selon les rumeurs — pousse une élue à quitter le sol sénégalais pour se faire soigner ?
Le Sénégal de 2026 est un pays en reconstruction. Depuis l’alternance historique de mars 2024, le PASTEF incarne l’espoir d’un renouveau politique, avec Diomaye Faye à la présidence et Sonko à l’Assemblée nationale. Maimouna Bousso, figure respectée de la majorité, a toujours prôné l’unité et la confiance dans les institutions. Pourtant, son choix de se soigner hors du pays, alors qu’elle appelle à la « sérénité et lucidité », pose question. Le Sénégal dispose-t-il vraiment de si peu de compétences médicales ? Ou bien le problème est-il ailleurs ?
Dans son message, la députée insiste sur la nécessité de protéger la « trajectoire démocratique » et met en garde contre les « prédateurs politiques ». Des paroles nobles, sans doute. Mais comment les prendre au sérieux quand, dans le même temps, elle tourne le dos au système de santé national ? Si une blessure mineure nécessite l’étranger, quel message envoie-t-elle aux Sénégalais ordinaires, qui n’ont pas les moyens de s’offrir un billet d’avion ? Et que dire de ceux qui, au sein même du PASTEF, passent leur temps à attaquer Diomaye Faye et son entourage, au lieu de se concentrer sur l’essentiel : servir le pays ?
Je le dis sans détour : on ne peut pas exiger des autres ce qu’on ne s’applique pas à soi-même.
Premièrement, le patriotisme ne se décrète pas, il se vit. Si Maimouna Bousso croit en la grandeur du Sénégal, pourquoi ne pas faire confiance à ses médecins ? Des hôpitaux comme l’Hôpital Principal de Dakar ou le Centre Hospitalier Universitaire de Fann regorgent de professionnels compétents. En choisissant l’étranger, elle valide, malgré elle, l’idée que notre système est indigne — un message désastreux pour le moral collectif.
Deuxièmement, les attaques répétées contre Diomaye Faye et ses proches sont contre-productives. La députée appelle à l’unité, mais comment y parvenir si, dans les coulisses, on sapote le président au lieu de le soutenir ? Si vous n’arrêtez pas d’attaquer Diomaye et ses femmes, vous ne serez jamais en paix. La stabilité se construit par l’exemple, pas par des discours creux.
Enfin, comparons avec d’autres pays africains. Au Rwanda, les dirigeants se soignent localement, malgré des moyens parfois limités. En Éthiopie, le premier ministre a récemment subi une opération dans un hôpital public d’Addis-Abeba. Alors, pourquoi le Sénégal, qui se targue d’être une démocratie modèle, ferrait-il exception ?
Je ne conteste pas le droit de chacun à des soins de qualité. Mais je refuse l’hypocrisie. Maimouna Bousso a raison sur un point : le Sénégal ne peut se permettre « ni divisions inutiles ni instabilité politique ». Alors, commençons par balayer devant notre porte. Le vrai patriotisme, c’est d’agir en cohérence avec ses paroles. Sinon, à quoi bon ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 03/06/2026
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