Je me suis penché sur la récente rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron à l’Élysée, le 2 juin 2026, où l’ancien président sénégalais, candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, a réaffirmé sa volonté de réformer en profondeur l’institution.
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Suite de l’article : Je salue cette initiative, car elle incarne une ambition nécessaire : celle d’une ONU plus efficace, plus représentative et mieux armée pour affronter les défis globaux. Cette réforme est non seulement souhaitable, mais urgente.**
Le monde fait face à une multiplication des crises — conflits armés, changement climatique, inégalités économiques — alors que les institutions internationales, conçues il y a près de 80 ans, peinent à y répondre avec agilité. Macky Sall, fort de son expérience à la tête du Sénégal et de l’Union africaine, porte une vision qui résonne avec les attentes d’un multilatéralisme modernisé. Son échange avec Emmanuel Macron, marqué par une convergence sur la nécessité d’une ONU « ambitieuse, réformée et revitalisée », témoigne d’une prise de conscience partagée : l’institution doit évoluer pour regagner en crédibilité et en efficacité.
L’article révèle deux éléments clés. D’abord, Macky Sall propose une gestion rigoureuse et transparente de l’ONU, fondée sur trois principes : rationaliser, simplifier, optimiser. Ensuite, il insiste sur la nécessité d’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité, afin d’en renforcer la légitimité. Ces propositions ne sont pas anodines. Elles s’appuient sur un constat implacable : l’ONU, aujourd’hui, est souvent paralysée par des divisions géopolitiques et une bureaucratie pesante. En prônant un rôle de « bâtisseur de ponts » pour le Secrétaire général, Macky Sall place le dialogue et la confiance au cœur de son projet.
Je vois là une approche pragmatique, qui évite les écueils d’une réforme imposée ou unilatérale. Son appel à l’unité mondiale, dans un contexte de rivalités croissantes, est un signal fort.
Pourquoi cette réforme est-elle indispensable ? Premièrement, l’ONU doit mieux refléter la réalité géopolitique du XXIe siècle. Le Conseil de sécurité, dominé par les vainqueurs de 1945, ne peut plus prétendre représenter équitablement les nations d’aujourd’hui. Deuxièmement, la lenteur des processus onusiens entrave la réponse aux crises humanitaires, comme l’a montré la gestion de la pandémie de COVID-19 ou des conflits en Ukraine et au Sahel. Enfin, troisièmement, une ONU modernisée pourrait mieux mobiliser les ressources pour des enjeux transversaux, comme le climat ou la dette des pays en développement — deux dossiers chers à Macky Sall.
La rencontre avec Macron est symbolique : la France, membre permanent du Conseil de sécurité, a un rôle clé à jouer dans cette transition. Le soutien de Paris à une réforme ambitieuse envoie un message positif aux autres grandes puissances.
Cette vision rappelle les réformes réussies dans d’autres institutions. L’Union européenne, par exemple, a su s’adapter en élargissant ses compétences (climat, défense) et en intégrant de nouveaux membres. De même, l’Union africaine a renforcé son rôle dans la résolution des conflits, comme en attestent ses interventions en Gambie ou au Soudan. L’ONU gagnerait à s’inspirer de ces modèles, où la flexibilité et l’inclusivité ont permis de dépasser les blocages.
Je suis convaincu que la candidature de Macky Sall, et surtout sa vision pour l’ONU, méritent une attention particulière. Une réforme ambitieuse, portée par un leader expérimenté et déterminé, est la voie à suivre pour redonner à l’institution sa pleine capacité d’action. En saluant Emmanuel Macron, Macky Sall ne se contente pas de rendre hommage à un allié : il pose les bases d’une alliance plus large pour un multilatéralisme rénové. Dans un monde en crise, cette ambition n’est pas un luxe, mais une nécessité. Je soutiens sans réserve cette démarche, car elle offre une lueur d’espoir pour une gouvernance mondiale plus juste et plus efficace.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 08/06/2026
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