Rwanda et M23 pointés par HRW pour crimes de guerre - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Afrique | Par Eva | Publié le 14/06/2026 04:06:30

Rwanda et M23 pointés par HRW pour crimes de guerre

Le rapport accablant de Human Rights Watch, publié ce 10 juin 2026, lève le voile sur des crimes de guerre commis dans les camps de Rumangabo et Tshanzu, au Nord-Kivu, par l’armée rwandaise et l’AFC/M23.

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Suite de l’article : Recrutements forcés, exécutions sommaires, fosses communes… Ces révélations me révoltent. Je ne peux que dénoncer l’impunité persistante et l’inaction de la communauté internationale, qui laisse des milliers de civils payer le prix d’un conflit sans fin.

L’est de la RDC est un terrain de prédilection pour les groupes armés depuis des décennies. La prise de Goma en janvier 2025 par l’AFC/M23, soutenue par Kigali, a marqué un tournant. Plus de 1 700 personnes – soldats, policiers, civils, voire des patients arrachés à leur lit d’hôpital – ont été enlevées et transportées vers des camps où la mort rôdait. Des centaines y ont péri sous les coups, la faim ou les exécutions. Pire, les FARDC, censées protéger les Congolais, sont complices en soutenant des milices comme les FDLR ou les Wazalendo, auteurs de violences tout aussi odieuses.

Le rapport de HRW, basé sur 200 témoignages, des images satellitaires et des preuves géolocalisées, est accablant. À Rumangabo, des fosses communes ont été identifiées. À Tshanzu, des détenus, y compris des enfants, étaient entassés dans des trous, battus, affamés, ou utilisés comme bourreaux. L’AFC/M23 et le Rwanda – qui n’ont daigné répondre à aucune sollicitation de l’ONG – ont transformé ces camps en machines à broyer des vies. Kinshasa n’est pas en reste : en fermant les yeux sur les exactions des groupes qu’elle soutient, elle se rend complice.

Premièrement, l’impunité alimente la spirale de la violence. Deuxièmement, la communauté internationale, pourtant promptes à condamner, tarde à agir. Où sont les sanctions ciblées contre les commandants rwandais et du M23 ? Où sont les enquêtes indépendantes exigées par HRW ? Enfin, comment parler de paix quand des enfants de 12 ans sont enrôlés de force ou tués ?

Cette situation rappelle les pires heures du Darfour ou du Sud-Soudan, où des milices agissaient en toute impunité. Comme au Yémen ou en Syrie, les civils paient le prix de jeux géopolitiques. Pourtant, l’est de la RDC ne suscite pas la même indignation mondiale. Pourquoi cette indifférence ?

Je le dis sans détour : sans justice, il n’y aura pas de paix durable. Les révélations de HRW doivent servir de déclic. Il est temps que la communauté internationale – ONU, Union africaine, États voisins – passe des mots aux actes. Sinon, les crimes continueront, et le sang des Congolais criera vengeance. La paix sans justice n’est qu’une illusion. Et cette illusion, je refuse de la cautionner.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 14/06/202
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