PASTEF : L'exemple d'un parti où les règles priment - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Politique | Par Maimouna | Publié le 17/06/2026 12:06:00

PASTEF : L'exemple d'un parti où les règles priment

Dans un entretien accordé à RFI et France 24, Ousmane Sonko a abordé avec sérénité la question de l’éventuelle exclusion de Bassirou Diomaye Faye du PASTEF. Sa réponse, claire et mesurée, m’a particulièrement marqué : « Le parti appréciera. Le parti, ce n’est pas Ousmane Sonko. »

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Suite de l’article : Je vois dans cette posture une démonstration exemplaire de leadership démocratique, et je souhaite ici saluer cette approche qui honore à la fois les principes du parti et les attentes des Sénégalais.

Le PASTEF, fondé en 2014 par Sonko lui-même, s’est toujours distingué par sa structuration rigoureuse et son attachement aux procédures. Dans un contexte politique sénégalais souvent marqué par des décisions unilatérales ou des luttes de pouvoir internes, ce parti a su se forger une réputation de transparence et de respect des textes.

Bassirou Diomaye Faye, figure montante et secrétaire général du mouvement, a été désigné candidat à la présidentielle de 2024, remportant une victoire historique avec 54,28 % des voix. Pourtant, malgré les tensions ou les divergences potentielles, Sonko rappelle avec fermeté que toute décision, y compris une exclusion, relève des instances collectives et non d’une seule volonté.

Cette déclaration n’est pas anodine. Elle illustre une maturité politique rare. En renvoyant la responsabilité aux organes compétents du parti, Sonko montre qu’il place l’institution au-dessus des individus, y compris lui-même. C’est une leçon de modestie et de discipline que je trouve louable. Dans un pays où les partis sont parfois perçus comme des outils au service d’un seul homme, une telle position renforce la crédibilité du PASTEF. Elle prouve que le parti n’est pas un club privé, mais une organisation où les règles priment sur les egos.

Je suis convaincu que cette approche est un atout majeur pour le PASTEF. D’abord, elle rassure les militants et les sympathisants : chacun sait que les décisions seront prises de manière équitable, selon des critères définis par les textes. Ensuite, elle envoie un signal fort à l’ensemble de la classe politique sénégalaise. À l’heure où de nombreux partis africains sont souvent critiqués pour leur manque de démocratie interne, le PASTEF se positionne comme un modèle.

En Europe, des partis comme le Parti travailliste britannique ou La République en Marche en France ont parfois été ébranlés par des conflits internes mal gérés. Au Sénégal, le PS ou l’APR ont aussi connu des dissensions. Mais le PASTEF, en insistant sur le respect des procédures, évite ces écueils et se construit une image de sérieux.

Enfin, cette posture de Sonko n’est pas seulement une question de principe, mais aussi de stratégie. En 2024, le parti a remporté une majorité absolue à l’Assemblée nationale, avec 130 sièges sur 165. Une telle performance s’explique en partie par la confiance que les électeurs placent dans une organisation perçue comme intègre. Les Sénégalais, notamment les jeunes, aspirent à une politique plus vertueuse. Le financement participatif du PASTEF (333 millions de FCFA collectés en ligne en 2023) ou son refus des fonds publics pour les législatives de 2024 montrent une cohérence entre les discours et les actes.

En conclusion, je salue la réponse de Sonko comme un exemple à suivre. Dans un pays en quête de stabilité et de transparence, son refus de personnaliser le pouvoir et son attachement aux instances du parti sont des qualités précieuses. Le PASTEF, par cette discipline, prouve qu’il est possible de faire de la politique autrement. Et c’est, à mes yeux, une raison supplémentaire d’y croire.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 17/06/202
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