À Accra, lors de la Conférence consultative sur la résolution 80/250 des Nations Unies, le Président Bassirou Diomaye Faye a défendu une vision audacieuse : une justice réparatrice pour répondre aux blessures de la traite transatlantique.
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Suite de l’article : Je vois dans cette approche une avancée historique, non pas pour diviser, mais pour guérir et reconstruire. Je soutiens sans réserve cette initiative, car elle place l’humanité et la dignité au cœur des relations internationales.
La résolution 80/250, adoptée le 25 mars 2026, qualifie la traite transatlantique des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». Portée par le Ghana et l’Union africaine, elle marque un tournant : après des siècles de silence, la communauté internationale reconnaît enfin l’ampleur de ce crime et ses conséquences persistantes. Des inégalités économiques aux traumatismes psychologiques, les séquelles de l’esclavage pèsent encore sur les sociétés africaines et leurs diasporas. Cette résolution n’est pas un symbole vide : elle exige vérité, mémoire et responsabilité partagée.
Bassirou Diomaye Faye a rappelé à Accra que la justice ne doit pas se limiter à punir, mais aussi réparer. Sa proposition s’appuie sur une idée simple : pour tourner la page, il faut d’abord reconnaître les torts, écouter les victimes et offrir des réparations symboliques ou matérielles. Cette vision s’inscrit dans une tradition africaine de dialogue et de réconciliation, où la mémoire collective prime sur la vengeance. Le Sénégal, en s’engageant pleinement, montre l’exemple d’une Afrique unie, déterminée à transformer son histoire en levier de paix durable.
Je vois trois raisons majeures de soutenir cette approche.
Premièrement, la justice réparatrice favorise la réconciliation. Contrairement à une justice purement punitive, elle cherche à restaurer les liens brisés. En Afrique du Sud, la Commission vérité et réconciliation a permis à des victimes et des bourreaux de se rencontrer, prouvant que le pardon peut naître du dialogue.
Deuxièmement, elle reconnaît les torts historiques. La traite transatlantique a déstructuré des sociétés entières. Des pays comme le Canada ou le Rwanda ont montré que reconnaître ces crimes permet de panser les plaies. La résolution 80/250 offre enfin un cadre international pour ces réparations.
Enfin, elle est porteuse d’espoir. En plaçant la dignité humaine au-dessus des calculs politiques, elle ouvre la voie à un ordre mondial plus équitable. Le Sénégal, en s’associant à cette dynamique, renforce son rôle de leader moral en Afrique.
Cette démarche n’est pas isolée. En Afrique du Sud, la Commission vérité et réconciliation a permis de surmonter les divisions de l’apartheid. Au Rwanda, les tribunaux Gacaca ont combiné justice traditionnelle et réparation pour reconstruire le pays après le génocide. Au Canada, la Commission sur les pensionnats autochtones a montré comment la reconnaissance des torts peut guérir des communautés entières. Ces exemples prouvent que la justice réparatrice fonctionne : elle ne gomme pas le passé, mais permet de le dépasser.
La résolution 80/250 et l’intervention de Bassirou Diomaye Faye à Accra marquent un tournant. Je crois fermement que la justice réparatrice est la seule voie pour apaiser les mémoires et bâtir un avenir commun. En reconnaissant les crimes du passé, en offrant réparation et en favorisant le dialogue, nous ne faisons pas que corriger des injustices : nous posons les bases d’un monde plus juste, où chaque peuple peut se reconstruire dans la dignité. Le Sénégal, en s’engageant dans cette voie, montre que l’Afrique est prête à écrire une nouvelle page de son histoire.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/06/2026
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