Sugar Daddy ou sugar pauvre : Une relation pas comme les autres - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Confidence | Par Maimouna | Publié le 20/06/2026 10:06:15

Sugar Daddy ou sugar pauvre : Une relation pas comme les autres

Je m’appelle Awa. J’ai 25 ans et je vis à Dakar. Si je raconte mon histoire aujourd’hui, ce n’est pas pour me faire plaindre, ni pour juger qui que ce soit. C’est simplement parce que je me rends compte que certaines décisions prises dans le silence peuvent vite devenir des situations qu’on ne contrôle plus.

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Suite de l’article : Tout a commencé par une proposition d’une amie. Elle m’a parlé d’un homme, l’oncle de son compagnon, âgé de 65 ans. Elle m’a dit qu’il était “bien posé”, qu’il avait de l’allure, et qu’il pouvait être une personne intéressante à rencontrer. Dans ma tête, j’ai tout de suite compris le sous-entendu de ce type de rencontre qu’on voit de plus en plus souvent ici : une relation où chacun pense trouver son intérêt.

Je ne vais pas mentir, j’avais moi aussi des idées en tête. La vie à Dakar n’est pas toujours simple, et quand on est jeune, on est parfois tenté de croire que certaines rencontres peuvent aider à respirer un peu financièrement. J’ai accepté de le rencontrer.

La première fois que je l’ai vu, il était bien habillé, propre sur lui, avec une certaine assurance dans la manière de parler. Je me suis dit qu’il faisait partie de ces hommes qui ont réussi leur vie. J’ai même pensé, naïvement peut-être, que les choses seraient claires entre nous.

Mais très vite, la réalité a pris une autre direction.

Au lieu de recevoir des attentions ou un soutien comme je l’avais imaginé dans ma tête, j’ai commencé à recevoir des demandes. D’abord petites. 500 francs CFA pour recharger son téléphone. J’ai cru à une blague. Puis 200 francs pour du crédit. Ensuite des mégas internet. Toujours avec des explications simples, presque banales.

Au début, j’ai accepté, en me disant que ce n’était rien. Que c’était ponctuel. Mais les demandes se sont répétées. Et plus les jours passaient, plus je me rendais compte que ce n’était pas un hasard. C’était son fonctionnement.

Un jour, il m’a appelée pour me dire qu’il n’avait plus de connexion internet, qu’il était en “mode gratuit”, et qu’il ne savait pas comment faire pour rester en ligne. Il m’a demandé si je pouvais l’aider encore une fois, même un petit montant. À ce moment-là, j’ai eu un choc intérieur. Je me suis demandé : qu’est-ce que je suis en train de vivre exactement ?

Moi qui pensais entrer dans une situation où je serais soutenue, je me retrouvais à soutenir quelqu’un qui, en plus, était beaucoup plus âgé que moi.

Petit à petit, j’ai commencé à prendre mes distances. Ce n’était plus une question d’argent, mais de logique. Les choses n’avaient plus de sens pour moi.

Quand je lui ai dit d’arrêter de m’appeler, il m’a répondu quelque chose que je n’oublierai pas : il a dit que j’étais “la femme de sa vie”. J’ai souri, mais intérieurement, j’étais surtout confuse.

Aujourd’hui, je regarde cette histoire avec plus de recul. Je comprends que certaines illusions viennent parfois de nos propres attentes mal placées. Et qu’à vouloir forcer certaines relations, on peut vite se retrouver dans des situations qui ne ressemblent plus à rien de ce qu’on imaginait au départ.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/06/202
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