L’annonce récente de Benjamin Netanyahu selon laquelle l’armée israélienne restera au Sud-Liban « aussi longtemps que nécessaire » sonne comme une provocation de plus dans une région déjà exsangue.
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Suite de l’article : Alors que Frédérique Misslin souligne une trêve fragilisée et des accusations croisées entre Israël et le Hezbollah, je ne peux m’empêcher de voir dans cette posture une stratégie délibérée pour perpétuer l’instabilité. Cette obstination n’est pas seulement une violation des accords implicites, mais une menace directe à la paix et à la vie des civils.
Le Sud-Liban est depuis des décennies un théâtre de tensions entre Israël et le Hezbollah, avec des cycles de violences qui s’enchaînent sans issue durable. Depuis 2023, les affrontements se sont intensifiés, culminant en 2026 avec une guerre ouverte. Malgré une trêve officiellement en vigueur, les violations sont quotidiennes : bombardements israéliens, frappes du Hezbollah, et maintenant, une occupation militaire prolongée sous prétexte de « sécurité ». Pourtant, cette présence ne fait qu’alimenter un cercle vicieux de représailles et de souffrances.
La déclaration de Netanyahu n’est pas anodine. En refusant de fixer un horizon à cette occupation, Israël sabote sciemment les efforts de désescalade. Les faits sont accablants : selon le ministère libanais de la Santé, plus de 3 400 civils ont été tués et un million de personnes déplacées depuis 2023, dont 350 000 enfants. Pourtant, Israël justifie son maintien au Liban par la nécessité de « compliquer le retour du Hezbollah », comme si la destruction de villages entiers et la mort de civils étaient des moyens acceptables. Cette logique est cynique et intenable.
Pire, Israël a instauré une « ligne jaune » créant une zone tampon illégale sous occupation, englobant 62 villages libanais. Une manœuvre qui rappelle les pires heures des conflits coloniaux, où l’on impose sa loi par la force, sans égard pour le droit international.
Je ne peux que condamner cette approche pour plusieurs raisons.
D’abord, elle viole le droit international : une occupation militaire prolongée sans mandat de l’ONU est une agression pure et simple. Ensuite, elle aggrave une crise humanitaire déjà catastrophique : comment justifier des milliers de morts et de déplacés au nom d’une sécurité qui, manifestement, n’est pas plus garantie aujourd’hui qu’hier ? Enfin, elle alimente un cycle sans fin : chaque violation israélienne est suivie d’une riposte du Hezbollah, qui à son tour sert de prétexte à de nouvelles frappes. Une spirale où les seuls perdants sont les civils.
Cette situation rappelle d’autres conflits où une puissance occupante a utilisé la « sécurité » comme alibi pour imposer son contrôle. Que ce soit la Russie en Ukraine ou l’Afrique du Sud sous l’apartheid, l’histoire montre que l’occupation ne mène jamais à la paix. Au contraire, elle exacerbe les tensions et radicalise les populations. Le Sud-Liban ne fera pas exception.
Israël, en maintenant son armée au Sud-Liban sans perspective de retrait, choisit délibérément la guerre plutôt que la paix. Je refuse de croire que cette posture soit dictée par la nécessité. Elle relève davantage d’un calcul politique interne – celui d’un gouvernement qui a tout intérêt à entretenir la peur pour se maintenir au pouvoir.
Les victimes, elles, sont toujours les mêmes : des civils libanais et israéliens pris en otage. Il est temps que la communauté internationale exige des comptes et impose un retrait immédiat. La paix ne se bâtit pas sur des ruines, mais sur le respect des accords et de la dignité humaine.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 29/06/2026
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