Hier, vingt-quatre heures après les premières pluies significatives, la route reliant la Marine Française à Kounoune s’est transformée en marécage.
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Suite de l’article : Cet axe, emprunté chaque jour par des milliers d’usagers, est submergé par des eaux stagnantes et une boue épaisse; les résidents affirment que les travaux de canalisation promis avant l’hivernage n’ont pas été réalisés. L’incident s’est produit lors du début d’hivernage 2026 et met en lumière des manquements d’aménagement.
Ce cas intervient dans un quartier en expansion périphérique de Dakar où les infrastructures restent inachevées selon les riverains et les usagers de la route. Les témoignages locaux signalent une répétition annuelle du phénomène.
L’analyse technique montre comment l’absence de canalisations et de drainage transforme une pluie modérée en paralysie locale. Sans collecteurs d’eau pluviale, les eaux ruissellent sur des surfaces mal stabilisées, s’accumulent dans la chaussée et provoquent la saturation du sol. La boue épaisse bloque les rails de drainage éventuels et immobilise des véhicules légers et des motos, rendant la circulation dangereuse pour les piétons. Les chauffeurs et les commerçants subissent des pertes directes: dégradations mécaniques, clients perdus et temps de trajet multiplié. Les eaux stagnantes augmentent les risques sanitaires en favorisant la prolifération de moustiques et la contamination par des déchets entraînés par le ruissellement.
Les propos recueillis illustrent l’impact humain. Un chauffeur de taxi informel a déclaré: « C’est reparti pour un calvaire de plusieurs mois ! » Une habitante a résumé le ressentiment social en disant: « Nous nous sentons complètement oubliés par l’État. » Ces témoignages confirment l’écart entre les promesses de travaux et la situation sur le terrain.
Plusieurs facteurs expliquent l’enchaînement de ces épisodes. L’urbanisation rapide sans planification hydraulique favorise l’imperméabilisation des sols, ce qui augmente les volumes de ruissellement. L’absence de réseaux de collecte et d’évacuations structurés empêche l’écoulement contrôlé des pluies. Les dépôts de détritus dans les zones basses aggravent l’obstruction des passages d’eau. En comparant la situation à celle d’axes goudronnés et pourvus de drains, la différence est nette: sur des routes correctement drainées, la circulation reprend rapidement après les averses et les surfaces sèchent plus vite. En comparaison avec des quartiers planifiés dotés de caniveaux et de bassins d’orage, Kounoune manque d’ouvrages qui retardent et stockent les eaux lors des crues saisonnières.
Des constats similaires sont observables dans d’autres secteurs périurbains proches des grandes agglomérations, où l’absence de schéma directeur d’assainissement aboutit à des impacts répétés sur la mobilité et la santé publique. Les dossiers techniques recommandent la réalisation de canalisations dimensionnées au débit attendu, la construction de bassins de rétention et la gestion des déchets pour préserver les conduits existants. Ces mesures réduisent le ruissellement et limitent la formation de boue sur la chaussée.
La situation à Kounoune illustre donc une carence systémique: sans planification urbaine et écologique sérieuse, le simple retour des pluies engendre des perturbations majeures. Les effets sont économiques, sanitaires et sécuritaires pour les habitants et les usagers de la route. La répétition annuelle de ces épisodes montre que l’absence d’interventions structurelles perpétue la vulnérabilité du quartier et transforme chaque hivernage en période de crise pour la population.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Tidiane B.
Mis en ligne : 03/08/2026
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