Le député Amadou Ba a récemment révélé un échange téléphonique édifiant entre Aminata Touré et Ousmane Sonko, alors que ce dernier était incarcéré. Selon lui, la coordinatrice de Kiiray y aurait tenu des propos pour le moins accablants sur Bassirou Diomaye Faye : « Diomaye est incapable de diriger ce pays.
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Suite de l’article : Si tu le laisses ici, il ne va pas durer deux ans. » Ces révélations, si elles sont avérées, jettent une lumière crue sur un double discours qui, je l’avoue, me laisse pantois. Comment une figure politique de cette envergure peut-elle assumer des positions aussi contradictoires entre l’ombre et la lumière ?
Le Sénégal traverse une période de tensions politiques extrêmes, où la gestion des fonds publics et les rivalités entre leaders deviennent des sujets explosifs. Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure respectée, incarne souvent la rigueur et l’engagement pour la transparence. Pourtant, les révélations d’Amadou Ba et les réponses même d’Aminata Touré, qui confirme des échanges téléphoniques avec Sonko en prison révèlent une réalité moins reluisante. Ces contradictions ne sont pas anodines : elles sapent la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.
Amadou Ba ne se contente pas de dénoncer une « manipulation » autour du « fonds Casamance ». Il souligne surtout l’hypocrisie d’un système où les mots privés démentent les postures publiques. Aminata Touré, en public, défendait la légitimité de Diomaye Faye et critiquait les dérives de Sonko. Pourtant, en privé, elle aurait exprimé des doutes radicaux sur les capacités du président actuel. Où est la cohérence ?
Pire, ses déclarations récentes sur les fonds spéciaux où elle accuse Sonko d’avoir lui-même sollicité des ressources pour des « actions sociales » sonnent comme une tentative de diversion. Si elle admet avoir discuté avec Sonko en prison, pourquoi ne pas assumer pleinement ses propos ? Pourquoi ce flou artistique entre ce qui se dit et ce qui se fait ?
La crédibilité en berne : Une dirigeante qui tient des propos aussi durs en privé sur un allié politique doit expliquer pourquoi elle ne les assume pas en public. Les Sénégalais méritent mieux que des calculs et des non-dits.
L’exemple des fonds spéciaux : Aminata Touré dénonce aujourd’hui les pratiques de Sonko, mais elle a elle-même été épinglée par un rapport de l’IGE pour des irrégularités financières estimées à 2 milliards de FCFA lors de sa présidence au CESE. La pierre jetée dans le jardin des autres cache-t-elle une vitre brisée chez soi ?
Un jeu politique dangereux : En confirmant des échanges avec Sonko en prison, elle admet une proximité avec un homme qu’elle critique aujourd’hui avec virulence. N’est-ce pas là le signe d’un opportunisme qui change de camp au gré des circonstances ?
Cette situation rappelle d’autres cas de doubles discours en politique, au Sénégal comme ailleurs. En 2023, en France, des fuites d’enregistrements avaient révélé des propos privés de ministres totalement opposés à leurs déclarations publiques. Résultat ? Une crise de confiance durable. Au Sénégal, les citoyens ont déjà vu trop de promesses trahies et de retournements de veste. Aminata Touré, en jouissant d’une réputation d’intégrité, devrait être la première à comprendre que la transparence n’est pas une option, mais une obligation.
Je ne demande pas à Aminata Touré de partager chaque conversation privée. Mais quand des révélations aussi graves sont portées à la connaissance du public, le silence ou les demi-mots ne suffisent plus. Les Sénégalais ont le droit de savoir : qui est vraiment Aminata Touré ? La femme qui doute en privé de Diomaye Faye, ou celle qui le soutient en public ? La dirigeante qui dénonce les fonds opaques, ou celle qui en a elle-même bénéficié ?
La politique ne peut pas être un théâtre où l’on joue tour à tour le rôle du héros et du manipulateur. Il est temps d’assumer pleinement ses positions, sous peine de perdre définitivement la confiance d’un peuple déjà trop souvent déçu. Et ça, madame Touré, même vous ne pouvez le nier.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 02/09/2026
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