Le centre de santé Philippe Maguilen Senghor, à Dakar, a été envahi par les fortes pluies dans la nuit du 5 octobre 2026 vers 1 h 20, et plusieurs services sont restés hors service au moins quatre jours après l’événement.
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Suite de l’article : Le sinistre a affecté l’entrée principale et le bureau des superviseurs sur environ 130 mètres, avec des niveaux d’eau allant de 20 centimètres à 2,10 mètres.
Quatre jours après la montée des eaux, l’établissement faisait encore face à des boues, à des équipements hors d’usage et à des archives détériorées, tandis que le personnel improvisait des évacuations d’urgence. La scène décrite livre l’image d’une structure prise à revers, débordée par l’ampleur du flux et par l’absence apparente de procédures préétablies pour protéger les patients, les nouveau-nés et le matériel médical.
Le centre, qui assure environ 600 accouchements par mois, était en pleine préparation de la campagne de dépistage « Octobre Rose » avec une offre prévue de vingt mammographies gratuites par jour. Les équipes ont dû transporter des nouveau-nés à la main, transférer des patients hospitalisés et vider la salle Kangourou vers d’autres structures, tandis que seules la néonatologie et le service ORL, situés à l’étage, ont continué à fonctionner.
L’analyse des dommages révèle une gestion improvisée du sinistre. Deux pompes immergées seulement fonctionnaient pendant l’inondation, les équipes de soins circulant difficilement entre les lits. Trois pans du mur d’enceinte se sont effondrés sous la pression des eaux pluviales, et de vastes zones sont restées recouvertes de boue après le retrait de l’eau. En radiologie, plusieurs appareils ont été rendus inutilisables : échographes, table de radiologie os-poumon, mammographe, imprimante et cassettes. Le laboratoire a perdu des automates, une centrifugeuse, des microscopes, des réactifs et des réfrigérateurs-congélateurs.
Les estimations financières fournies par le comptable et chargé de communication Alioune Diatta sont parlantes: « Les dommages du laboratoire pourraient atteindre 150 millions de FCFA », a-t-il déclaré, et les pertes en radiologie, incluant mammographie et échographie, sont évaluées entre 170 et 200 millions de FCFA. Cette comparaison entre les postes de perte souligne l’ampleur matérielle du sinistre et l’impact immédiat sur la capacité diagnostique de l’établissement.
Les faits montrent aussi des lacunes préventives. Les syndicats évoquent la situation basse du site, qui concentre les eaux de ruissellement, et demandent un plan global d’assainissement. Cheikh Seck réclame une protection renforcée et des constructions sur socles plus élevés, tandis que Mballo Dia Thiam propose d’étudier le déplacement du centre vers le site de l’ancien hangar des pèlerins de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor. Ces propositions font contraste avec la réponse improvisée observée pendant la crue.
Des matériels variés figurent parmi les biens affectés: mobilier, fauteuils dentaires, compresseur, onduleur, médicaments, lits et groupe électrogène. Après l’événement, la désorganisation des bureaux et la dégradation des archives compliquent la reprise normale des activités médicales et administratives. La cohabitation entre la gestion des urgences et la protection de la population vulnérable a visiblement manqué de préparation formelle.
La sècheresse du bilan financier et la durée des perturbations donnent une image nette: un établissement stratégique pour les accouchements et le dépistage a subi des pertes lourdes parce que les mesures structurelles et de prévention paraissaient insuffisantes. La vulnérabilité du site et l’organisation de la réponse au sinistre restent au centre des préoccupations, laissant le personnel et les patients exposés à des risques évitables et retardant la remise en état des services essentiels.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Mansour D.
Mis en ligne : 11/10/2026
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