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Je veux comparer sans détour Macky Sall, ancien président du Sénégal, et Bassirou Diomaye Faye, le président en exercice, en insistant sur leurs différences essentielles. Je prends position à partir de faits et d’observations publiques, avec une voix directe mais chaleureuse, pour aider le grand public à se forger une opinion éclairée sur lequel des deux a laissé ou laisse la marque la plus profonde sur le pays.
Macky Sall a gouverné de 2012 à 2024, porté par le Plan Sénégal Émergent et de grands chantiers d’infrastructures: le Train Express Régional, le nouveau pont, des stades et des routes. Son bilan économique affiche des taux de croissance réguliers avant 2020, des investissements publics massifs et une dette qui a augmenté ces dernières années. Bassirou Diomaye Faye est arrivé à la présidence en 2024 sur un discours de rupture, axé sur la justice sociale, la baisse du coût de la vie et la lutte contre la corruption. Sa légitimité populaire repose sur une coalition nouvelle et une promesse de redistribution plus rapide.
Je constate trois lignes de fracture entre les deux hommes. D’abord la méthode: Macky Sall a privilégié la planification et la diplomatie économique, en attirant des financements internationaux et en misant sur des projets visibles; Diomaye Faye mise sur l’urgence sociale et sur un contact direct avec la population, parfois au détriment de la pastorale institutionnelle traditionnelle. Ensuite la gestion des libertés publiques: sous Macky Sall, des tensions avec l’opposition et des affaires judiciaires ont marqué la scène politique; le nouveau pouvoir promet plus d’ouverture, mais il doit prouver qu’il saura concilier fermeté sociale et respect des institutions. Enfin la vision économique: l’un a favorisé la modernisation par l’infrastructure, l’autre met l’accent sur l’aide immédiate aux ménages et sur une redistribution plus agressive.
Je défends l’idée que chaque approche a des mérites tangibles. Les réalisations physiques de Macky Sall ont transformé des territoires entiers et amélioré des connexions urbaines, ce qui se traduit par une attractivité pour des investisseurs et par des emplois directs dans la construction. À titre d’exemple, le Train Express Régional a réduit les temps de transport entre Dakar et l’aéroport, un gain mesurable pour l’économie urbaine. En revanche, le discours de Bassirou Diomaye Faye répond à une colère sociale palpable: inflation des denrées, précarité des jeunes et inégalités territoriales. Sa priorité à la réduction du coût de la vie peut produire un apaisement rapide si elle est financée de manière crédible.
Je pousse l’analyse plus loin: les différences tiennent aussi au style personnel. Macky Sall a incarné le technocrate qui planifie, parfois distant; Bassirou Diomaye Faye incarne l’homme de terrain, plus populaire, prêt à prendre des mesures immédiates. Cette opposition reflète un débat plus large sur ce que la nation attend d’un président aujourd’hui: construire pour demain ou soulager pour maintenant. J’ajoute un chiffre pour cadrer la réflexion: la dette publique du Sénégal a franchi un seuil sensible au cours de la dernière décennie, ce qui limite désormais la marge de manœuvre pour des mesures de redistribution massives sans recettes nouvelles.
Des sondages récents montrent que la priorité des Sénégalais reste l’emploi et le pouvoir d’achat, tandis que la confiance envers les institutions stagne. Une comparaison me semble parlante: Macky Sall est comparable à un architecte qui a posé les fondations; Bassirou Diomaye Faye ressemble à un pompier qui éteint des feux urgents. Je cite une voix qui résonne: « la politique est d’abord le soulagement des vies », phrase entendue lors de meetings, qui explique le soutien populaire au changement.
Après cette lecture je reste exigeant: je considère que Macky Sall a laissé un héritage matériel dont le pays bénéficiera longtemps, mais que Bassirou Diomaye Faye répond à une urgence sociale que l’ancien modèle n’a pas apaisée. Pour moi, le meilleur président dépend de l’horizon que l’on choisit: si l’on juge sur la transformation structurelle, je donne un avantage à Macky Sall; si l’on juge sur l’impact immédiat sur le quotidien des familles, je penche pour Bassirou Diomaye Faye. Je demande au lecteur de garder ces deux critères en tête avant de trancher.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Moussa Ndiaye.
Mis en ligne : 22/02/2026
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